mardi 31 juillet 2012

L'Aikido, un art de paix et d'amour

J’ai trouvé cette lettre sur le site de Christian Tissier. Je n’ai aucune idée des tenants et aboutissants de cette histoire, et honnêtement je ne veux pas les connaitre. En revanche, que le politique soit mis une fois de plus en avant au détriment de la pratique et des pratiquants (qu’ils soient de l’acabit de Christian Tissier ou de simples débutants) alors qu’on nous rebat les oreilles avec les thèmes de l’harmonie, de la paix et de l’amour, si chers à l’Aikido me fait doucement rigoler.

Chacune des deux fédérations aura bien sur sa version, mais cela ne change pas grand chose au probleme.

C’est dans ces moments-là que j’apprécie pleinement ma situation.


Lettre ouverte aux dirigeants de l’aïkido français

J'ai appris que la fédération à laquelle j'appartiens, la FFAAA, m'a proposé lors de la dernière réunion de la CSDGE (Commission Spécialisée des Dan et Grades Équivalents) au grade de 8ème dan.

Si la FFAB est d'accord sur le fond, dans la forme, le comité des grades de cette fédération conditionne cet accord à l'acceptation par la FFAAA du règlement d'un litige qui oppose les deux fédérations à la faveur exclusive de la FFAB, plaçant ainsi ma nomination au centre d'un chantage choquant, totalement indépendant des valeurs techniques et humaines censées être le reflet d'un tel grade.
Ce "droit de veto" ainsi utilisé a bloqué en réaction l'étude de tous les autres dossiers de nominations exceptionnelles des deux fédérations.

Aussi, afin de ne pas me voir attribuer un grade décerné sur des critères autres que ceux qu'il est censé représenter, afin aussi de ne pas pénaliser tous les pratiquants de valeur dans leurs nominations respectives, je prie instamment le Président Maxime Delhomme et les membres de la CSDGE de ma fédération de retirer la demande de promotion au grade de 8ème dan dont j'ai fait l'objet.

Le 15/07/2012 par Christian Tissier

vendredi 27 juillet 2012

« Aiki Jujitsu – Historique et Techniques de Base » de Pierrick Gillet

Mon passage en France a aussi été l’occasion de me procurer cet ouvrage (dans la boutique a l’étage du Kishinkan d’ailleurs). Je ne connaissais pas Pierrick Gillet mais les ouvrages sur la méthode de Minoru Mochizuki sont rares et en tant que pratiquant de NTJ, le sujet m’intéresse tout particulièrement.


«J'ai retenu trois choses de mon travail avec Ueshiba Sensei : vivre libre, ne rien imposer aux autres et savoir donner»

Minoru Mochizuki

«Si sa valeur technique n'a jamais fait aucun doute dans mon esprit, je n'ai pris conscience que peu à peu du fabuleux héritage qu'incarne cet homme trapu et solide, au regard noir, presque inquiétant. Shoji Sugiyama a fait don de sa vie aux arts martiaux, à son maître - Minoru Mochizuki - et à ses élèves. Il s'inscrit sans peine dans la lignée des grands budoka japonais qui, sans mystification, par devoir et avec fierté, nous ont légué des trésors d'histoire et de philosophies orientales.

Cet ouvrage n'a pas d'autres prétentions que de rendre hommage à son travail et de servir d'outil pédagogique à sa volonté de faire reconnaître l'aïki jujitsu à travers l'Europe.
Sa lecture vous permettra, je l'espère, de découvrir l'orée de la fameuse forêt. Simplement.»

Pierrick Gillet

Pierrick Gillet est gardien de la paix. Il enseigne le tonfa, la self-défense à son corps de métier et l'aïki jujitsu à Lyon.

En 1997, déjà ceinture marron de judo et deuxième dan en taï jitsu, il rencontre le maître Sugiyama. Face au dis¬ciple de Minoru Mochizuki Sensei, Pierrick Gillet com¬mence la pratique de l'aïki jujitsu. À l'occasion de l'obtention de son deuxième dan, le Maître Sugiyama le présente à Minoru Mochizuki Sensei, le fondateur de l'aïki jujitsu au dojo Yoseikan, au Japon. Marqué par cette rencontre, Pierrick Gillet décide alors avec la complicité de son maître d'écrire ce qui pourra servir ni plus ni moins de référence technique pour cette discipline.
Découvrir l'origine des techniques, perpétuer l'échange entre les pratiquants, permettre de «voir sans vraiment regarder», comme disait le moine zen Takuan Soho, devant la feuille qui cache l'arbre...


J’ai beaucoup aimé l’ouvrage et j’ai comme toujours apprécié de voir la proximité entre l’Aiki Jujutsu de Me Mochizuki et le Nihon Tai Jitsu, que ça soit en termes de techniques de base (te hodokis, sutemis, tai sabakis etc.), de katas ou d’esprit. La filiation était déjà flagrante lors de mon passage a Shizuoka, mais j’ai trouvé très amusant de voir par exemple que certains des Te Hodokis démontrés sont les techniques de base Atemi du NTJ.

Je recommande définitivement cet ouvrage a tous ceux qui s’intéressent a cette ecole.

lundi 23 juillet 2012

Aikido au Kishinkan

Il m’aura fallu un peu de temps pour écrire cet article et revenir sur les cours que j’ai eu la chance de suivre avec Yannick au Kishinkan. Sans revenir en détail sur tout ce qui a été vu, certains points m’ont particulièrement marqué et intéressé, et c’est la dessus que je vais me concentrer.

Le premier est certainement le travail sans force. Argument de vente de tous les arts martiaux, qui tient plus souvent de la légende urbaine qu’autre chose, j’ai apprécié rencontrer un véritable travail sans force, où même Uke tient de façon très légère. Vu de l’extérieur, il est probablement facile de confondre ce travail avec de la mollesse, mais en pour ce que j’en ai vu il s’agit bien de finesse. J’ai pu voir les séquelles que provoque la pratique du Bourrin Ryu et même si je reste incapable d’effectuer un tel travail pour le moment, il m’a donné de belles pistes de réflexion.

L’utilisation du corps est un élément central dans l’enseignement de Yannick, et certains exercices me l’ont clairement fait sentir. Je pense notamment à un Kata de Iai dans lequel on se relève sans pousser sur la jambe mais en tirant avec le bras gauche (qui tient le sabre). Ne pas utiliser le corps correctement et pousser sur la jambe est particulièrement contraignant pour le genou. La différence se sent tout de suite.

On peut faire de l’Aikido, être fin et se coller des pains. Ça correspond assez bien a ma vision de la pratique, mais jusqu’ici j’avais surtout rencontre des pratiques ou il n’était pas concevable de s’en prendre une. L’un des cours s’est concentre sur Tsuki, la génération de force pour transpercer, et l’absorption pour Uke. Mon camarade était un karateka avec une belle structure, j’ai été un peu sensible du ventre et de l’épaule dans la foulée mais ça faisait du bien. J’ai du mal a me dire que c’est la première fois que je donne et reçois des frappes en Aikido alors qu’on entend à longueur de temps que l’Aikido c’est « Irimi et Atemi ».

Il y a bien sur d’autres choses que je garde en tête, mais ces trois points sont probablement les plus marquants de mon passage. Ca a vraiment été un bon moment.

dimanche 15 juillet 2012

Aunkai au Kishinkan

J’ai découvert il y a quelques semaines que le dojo du Kishinkan (créé entre autres par Leo Tamaki) était situé à environ 500m de chez mes parents. J’ai donc sauté sur l’occasion et profité de mes vacances à Paris pour aller suivre quelques cours d’Aikido et d’Aunkai. Leo était malheureusement absent mais j’ai été très bien acceuilli par Yannick et Christophe.

Je commence par un petit CR des cours d’Aunkai pour une raison très simple: je compte retourner prendre des cours d’Aikido demain. Pouvoir prendre des cours d’Aunkai à 500 m de mon plumard est une situation de rêve, les enseignants de la discipline sont rares, et je dois normalement aller à Tokyo pour me faire corriger. Je ne pouvais pas imaginer une situation aussi confortable que celle-ci.

Cette piqure de rappel était clairement utile, pour ne pas dire nécessaire. J’ai trouvé l’enseignement de Christophe très intéressant, notamment parce que le travail a inclus assez peu de tanrens «classiques» mais des exercices variés, souvent avec partenaire pour apprendre à utiliser la structure et à bouger à partir de Maho (c’est également le sentiment que j’avais eu à Tokyo lors de mon dernier passage). Beaucoup de travail avec le Bo ou avec différents accessoires également afin de mieux comprendre les sensations à trouver.

C’était d’autant plus agréable que je pratique majoritairement les tanrens seul depuis le départ de Fred, et pratiquer avec des partenaires structurés et qui travaillent selon les mêmes principes apporte vraiment quelque chose. De plus on sent que Christophe a bien acquis les bases de la discipline et qu’il les transmet de façon intelligente et ludique. Dommage que ça ait été si court.