jeudi 30 décembre 2010

Rectitude et Verticalité

C'est là une question que se posent la plupart des pratiquants d'Aunkai... Faut-il avoir le dos droit ou vertical? Est-ce la verticalité elle-même qui importe ou le sentiment de verticalité qu'il faut rechercher?

Au fur et à mesure de ma pratique, j'ai clairement gagné sur les deux aspects (verticalité et rectitude) mais si mon dos est maintenant le plus souvent droit, il n'est en réalité quasiment jamais vertical. Il ne l'est même pas lors de la descente de TCJ ou de Shiko, alors que je me sens pourtant bien. Il y a quelques semaines, lors de la venue de ma cousine à HK, nous sommes allés nous entrainer tous les trois avec Fred, pendant que son frère prenait des photos. Je me souviens particulièrement de ma sensation lors d'un Ude Gatame (clé sur le coude) dans lequel je me sentais vraiment très fort et vertical. Quelle ne fut pas ma surprise en voyant la photo...

En y réfléchissant je ne suis pas convaincu qu'il faille chercher la verticalité à tout prix. Sur certaines techniques elle pourrait même s'avérer contre productive. En revanche chercher cette sensation d'étirement de la colonne vertébrale simultanément vers le haut et le bas me semble de plus en plus essentiel.

mercredi 22 décembre 2010

Une année de plus qui s'achève

Si 2009 n'avait pas été une année extraordinaire à beaucoup de niveaux, je dois avouer que 2010 a été bien meilleure et j'aimerais revenir sur tout ce que cette année a pu m'apporter en termes de pratique.

La compréhension de l'importance du corps

Bon, c'est vrai j'ai débuté le Yoga en décembre 2009... mais il n'en reste pas moins que 2010 aura été un tournant à ce niveau. Après plus d'un an de Yoga, je l'ai déjà dit j'ai plus d'espace dans mon corps et dans ma tête, ce qui facilite ma progression. De plus la pratique du Yoga m'a d'autant plus encouragé à aller voir l'Aunkai.

L'Aunkai aura été ma révélation de l'année 2010, avec la rencontre de pratiquants de qualité, humbles et sympathiques et de Minoru Akuzawa, aussi généreux dans son enseignement que destructeur dans ses techniques. Mon entrainement personnel est depuis quotidien, soit en cumulant Yoga et Aunkai dans une même journée, soit en en faisant un des deux seulement. La complémentarité des deux m'a très certainement permis de toucher du doigt de nombreux éléments qui m'étaient obscurs. Je suis particulièrement reconnaissant envers Fred qui m'avait poussé à faire le déplacement à Tokyo, cette rencontre a sans aucun doute changé ma pratique.

L'entrainement avec tatamis


Fred m'a aussi permis de retrouver les tatamis. Grâce aux salles municipales de HK, nous avons pu nous entrainer régulièrement en Jujutsu et retrouver des sensations qu'il était difficile de ressentir sans danger en s'entrainant dans les parcs. Cette pratique combinée à Aunkai/Yoga pour moi et Aunkai/Tai Chi pour lui nous a surement aidé à mettre en pratique nos exercices quotidiens.



Des voyages enrichissants


J'ai également eu l'occasion de m'entrainer ailleurs au Japon, notamment avec un groupe du NTJ au Seibukan de Kyoto, au Daito Ryu (branche Takuma Kai) à Osaka et au Yoseikan Dojo de Shizuoka. Là encore ce furent des rencontres particulièrement enrichissantes. Après ce premier séjour, Fred et moi sommes retourné au Seibukan pour mon passage de Sandan et avons pu assister au Taikai annuel de l'association au Butokuden. Un lieu magnifique, de nombreuses disciplines et des pratiquants de bon niveau, mon seul regret restera que ce fut trop court...

Avant le séjour au Japon, j'ai aussi passé une semaine à Bali lors du Bali Camp organisé par Fred Evrard avec Jeff Espinous. Un cadre paradisiaque, des entrainements intensifs et de qualité, là encore des gens charmants. A croire que les arts martiaux n'attirent que des gens sympas.


C'est donc bien une année très riche qui s'achève. Car effectivement toutes les bonnes choses ont une fin. Alors que Fred s'apprête à partir à Taiwan et que mon nouvel emploi va me permettre de rester à HK, quelques adaptations vont être nécessaires. Si la pratique seul fait maintenant partie du paysage, je ne conçois pas de ne pas avoir de feedback régulier d'un partenaire. Bien sur, Fred repassera selon ses possibilités, et je passerai également à Taichung, mais il est peut être temps que je commence à construire un petit groupe de pratiquants pour continuer à partager et échanger.

vendredi 10 décembre 2010

Pas tous égaux devant les Tanren

Au fur et à mesure que je pratique les Tanren et que je comprends la méthode, je m'aperçois que certains exercices sont plus naturels pour moi que d'autres, mais que ce qui est naturel pour moi ne l'est pas nécessairement pour les autres (pour Fred par exemple, puisqu'il est le seul exemple que j'ai de visu).

Par exemple, depuis le début j'ai bien accroché sur Shiko, beaucoup moins sur Maho. Sentir l'équilibre sur une jambe et la notion de déséquilibre en latéral me semble en soi beaucoup plus simple que le déséquilibre sur l'axe avant/arrière de Maho et TCJ. Mon premier problème était probablement ma faible souplesse des hanches qui ne me permettait pas de réaliser la bascule nécessaire du bassin pour cet exercice. Cependant, même maintenant que ma souplesse s'est améliorée, j'ai du mal à sentir Maho et à tenir la position.

Pour TCJ, le problème est un peu moins frappant (peut être parce que je le fais en fin de séance, donc avec un corps plus chaud), au contraire je le réalise nettement mieux qu'avant, notamment en ayant réussi à réduire drastiquement l'ouverture des pieds.

Dans la pratique à deux, les mêmes constats s'imposent. Je tiens bien sur une jambe quand Fred me tire ou me pousse (« bien » est à relativiser par rapport à mon point de départ), en revanche absorber une poussée ou une traction en Maho reste encore délicat. Au contraire, je trouve Fred très solide sur ses pattes sur ce type de poussée. Sa pratique des Tuishou et avant ça du Judo n'y sont surement pas étrangères.

J'essaie donc depuis quelques temps de me forcer à faire plus de Maho, voire même des Maho squats pour essayer d'assouplir cette zone et de franchir un cap. J'espère aussi que la pratique du Yoga va m'apporter des clés pour résoudre ce problème, ou tout du moins dérouiller suffisamment mes hanches.

vendredi 3 décembre 2010

Un an de Yoga

Cela fait précisément un an aujourd'hui que j'ai fait mon premier cours d'essai en Yoga, un cours qui m'aura très clairement plus que convaincu. Cette année a été très riche pour moi, notamment en termes de pratique, le Yoga et Aunkai m'ayant notamment permis de franchir un cap.

Corporellement, je crois que la différence Avant/Après est évidente. Fred prend d'ailleurs un malin plaisir à me rappeler notre premier séjour chez Akuzawa sensei, lorsqu'il croyait que je plaisantais quand je n'arrivais pas à descendre sur mes jambes en Maho/Shiko/Tenchijin. Bien sur aujourd'hui ma souplesse n'est pas celle d'un gymnaste, mais néanmoins je suis plus souple que je ne l'ai jamais été. Un exemple qui m'a d'ailleurs frappé récemment est l'étirement dans lequel d'une position à genoux on vient poser le dos au sol. Jusqu'ici je souffrais le martyr en posant simplement les mains derrière moi... il y a quelques semaines je me suis surpris à pouvoir descendre tout en bas (mes tibias décollent un peu du sol cependant).

De même, je n'ai plus l'impression d'être fait d'un bloc. Je peux donc essayer de garder mon corps connecté en abandonnant mon bras.

Enfin, l'avantage le plus notable dans ma vie quotidienne est que mes douleurs au dos s'estompent quand je fais du Yoga (mais reviennent malheureusement après quelques jours si je ne pratique pas).

Mentalement aussi je me trouve plus souple. Moins stressé, plus patient. Cela dit ça n'a pas de lien direct avec les Arts Martiaux.

La complémentarité avec Aunkai me semble de plus en plus claire chaque jour, notamment dans mon cas. En effet, si Aunkai m'apporte de meilleures connexions et une structure plus solide, j'ai aussi l'impression que le fait de créer les connexions tend à me tendre plus qu'à me relâcher. C'est probablement une étape avant de pouvoir garder les connexions sans tensions, mais vu mon niveau de départ relâcher est nécessaire si je ne veux pas me flinguer totalement.

La combinaison des deux me permet de mieux faire les exercices d'Aunkai, notamment en améliorant la souplesse de mes jambes et en travaillant ma respiration. A l'inverse, la pratique d'Aunkai a très certainement amélioré mon ancrage pour la Yoga en insistant sur les connexions du corps, les alignements et la colonne vertébrale. Les deux semblent donc se nourrir mutuellement.

Le seul problème c'est que mon inscription au Yoga s'arrête dans une semaine et que me réinscrire alors que je n'ai toujours pas de boulot et donc aucune visibilité sur mes horaires/lieu de travail n'est pas franchement le plus approprié...