mardi 24 août 2010

Neutralité vs Ajustements

Avant de rencontrer Akuzawa, j’avais toujours pensé que l’équilibre était lie a une capacité a ajuster son corps pour compenser des forces. Je peux me tromper, mais ce que j’ai compris du travail proposé par Aunkai est au contraire une recherche de neutralité.

Sur tous les exercices de poussée, qu’ils soient statiques ou en déplacement, il n’est pas juste question de rediriger la force en ajustant sa position, mais d’être dans une position neutre, qui permet de rediriger les forces sans mouvement extérieur. Le résultat visible étant que si l’on pousse Akuzawa et qu’on relâche la pression, il ne bouge pas d’un millimètre, comme si le contact n’avait pas eu lieu.

C’est en revanche particulièrement complexe a mettre en place et la réalité vient souvent nous rattrape souvent. Plus d’une fois avec Fred, alors que nous faisons les exercices de Push Out, nous nous apercevons que si l’autre relâche, on est déséquilibre vers l’avant… Pas forcement beaucoup, et parfois l’utilisation de la griffe du pied suffit à compenser. Mais compenser n’est pas bon, si je compense je ne suis pas neutre. La stabilité est la (je ne tombe pas) mais le principe n’est pas le bon.

Il s’agit probablement d’une question d’étapes. La neutralité totale ne peut pas venir en si peu de temps, et compenser est peut être la première marche à franchir. Le même problème se pose avec la question de ne pas pousser dans le sol. Même si je sais que pousser dans le sol c’est mal, soyons clairs, mon niveau ne me permet pas de faire autrement… Encore une fois c’est probablement une étape nécessaire.

jeudi 19 août 2010

On ne plaisante pas avec l’Atemi Ju Jitsu

C’est ce qu’auraient du se dire les membres de Kwoon Info avant de laisser un sombre individu critiquer Eric Pariset et son dojo. Suite a ce message datant de 2004, Eric Pariset a décidé de laver son honneur, c’est bien naturel, et d’assigner Kwoon Info, son hébergeur iWeb et Google en justice afin d’obtenir une réparation des dommages causés (notamment financiers).

La réparation est bien évidemment à l’image du préjudice, fortement conséquente. Quoi de plus normal ? « La critique est aisée mais l’art est difficile » disait Destouches dès 1732.

Je prie donc mes deux visiteurs d’éviter toute critique à l’ égard de Mr Pariset, seuls les compliments seront acceptés.

mercredi 18 août 2010

Sens dessus dessous

J’ai fait, non sans aide, mon premier Headstand aujourd’hui. Posture peu rassurante et pas forcement facile, elle semble présenter de nombreux intérêts.

Améliorer sa santé
C’est le bénéfice le plus souvent évoqué. En inversant la position du corps, le sang redescend vers le cerveau, ce qui a pour but de réactiver le système nerveux, de soulager les troubles du sommeil et d’améliorer la mémoire.

En renversant la gravité, la position doit normalement également aider à nettoyer les organes et favorise les muscles de la nuque et du dos.

La posture
Ni plus ni moins qu’une station debout inversée, cette position permet une conscientisation plus fine de ses placements. En effet, le moindre écart par rapport a l’axe vertical est fatal à l’équilibre, ce qui n’est pas nécessairement le cas dans une position debout. Sirsasana favorise ainsi l’alignement de la colonne et la prise de conscience de sa verticalité.

Psychologiquement
Se retrouver à l’ envers sur la tête est une expérience surprenante. Je dois avouer que lors de mon premier essai j’ai perdu tout référentiel spatial pendant quelques secondes au point d’avoir peur de m’écrouler. Peur complètement infondée pour plusieurs raisons :
- J’étais assisté donc je pouvais difficilement m’écrouler et me blesser
- Je sais chuter et je n’ai normalement aucune appréhension du sol
- Ma tête étant déjà au sol, elle ne risquait honnêtement pas grand-chose en tombant…

Cette expérience m’amène donc à penser que me retrouver dans une situation complètement inconnue a tiré les sonnettes d’alarme dans mon corps. Il n’y avait pourtant rien à craindre. Le prochain essai sera surement passionnant.

mardi 17 août 2010

L’intention

Je pratique les Tanren tous les matins – ou presque - dans un parc de HK, ce qui me donne l’occasion de voir les locaux s’adonner a des gesticulations de toutes sortes. Le terme gesticulations est choisi à dessein, je n’ose pour la majorité d’entre eux pas utiliser un autre mot.

On retrouve plusieurs catégories de gens dans ces parcs :
- les bizarres, qui tapent dans les mains ou crient
- les inconscients qui s’abimeraient moins en restant chez eux (je compatis chaque jour pour les genoux et les hanches de certains d’entre eux)
- les inconscients, surement les plus nombreux qui font des mouvements vides de sens sans aucune intention
- les vrais pratiquants, bons ou pas n’est pas la question et je ne suis pas capable d’en juger de toute façon, qui font leur truc sérieusement dans leur coin, en écoutant et en habitant leur corps

C’est la 3eme catégorie qui m’a fait tilter ce matin. Si leurs mouvements n’étaient pas spécialement mauvais ou tout du moins dangereux pour eux-mêmes d’après ce que j’ai pu en voir, j’ai eu l’impression de voir des corps vides, en mouvement certes mais avec personne dedans…

L’intention est pourtant quelque chose de primordial, la présence est essentielle. Akuzawa, Kuroda, Cui Rui Bin dans des styles différents sont toujours « présents », a aucun moment ils ne donnent l’impression de faire un mouvement de façon purement mécanique en dormant a moitié. C’est d’autant plus essentiel pour des pratiques internes (ici le Tai Chi) dont l’un des buts est de prendre conscience de son corps…

Ce n’est a mon avis pas un problème d’Arts Martiaux ou non, d’ailleurs dans mes cours de Yoga il est bien précisé de se créer une intention (quelle qu’elle soit, physique ou mentale) et de s’y tenir pendant toute la séance. Et en effet pratiquer en se concentrant sur certains points et en conscientisant ses mouvements et son corps permet de faire des progrès évidents, lorsque certains ne font que répéter une chorégraphie vide de sens qui au final n’apportera que très peu.

vendredi 13 août 2010

La tête et le corps

Une amie (qui fait notamment du Yoga avec moi) me disait hier que j’étais sans doute devenu plus souple qu’elle. Je ne sais pas si c’est le cas, même s’il est évident que ma souplesse est un peu meilleure qu’avant. En revanche, en y repensant, je suis devenu beaucoup plus souple dans ma tête.

Les derniers mois m’ont amené à remettre ma vie a plat, tant dans ma pratique que dans ma vie personnelle, voire professionnelle. Me remettre en question est devenu un des fondements essentiels de ma vie quotidienne. D’une part physiquement par le biais de la pratique, en acceptant mes limites et en cherchant objectivement à les comprendre et a travailler dessus. Mentalement aussi en essayant de comprendre mes erreurs passées et comment ne pas les renouveler.

L’un nourrissant l’autre, il est clair pour moi aujourd’hui que j’ai pu créer un peu d’espace dans mon corps et dans mon esprit.

jeudi 12 août 2010

Aunkai – Une progression phénoménale

Fred et moi pratiquons Aunkai depuis peu de temps. Mi-février avec le DVD, mais surtout début mars avec notre premier séjour à Tokyo. Comparé a mes 12 ans ou ses 30 ans de pratique, ca n’est rien… sur le papier.

Sur les tatamis, l’histoire est toute autre. La progression est non seulement palpable, mais même essentielle. Ancrage, connections, entrée / sortie de force, mais également relâchement dans les techniques et les déplacements. Bien sur il n’y a toujours rien d’exceptionnel dans ce qu’on fait, mais ce qui est (pour moi) exceptionnel c’est la rapidité d’acquisition. Sans être un pratiquant exceptionnel, mon niveau n’a plus rien a voir avec ce qu’il était au mois de mars. Idem pour Fred, dont le corps a indéniablement changé au cours de ces derniers mois.

Je m’enthousiasmais devant le niveau d’Akuzawa, et surtout celui de ses élèves (qui prouvent sa capacité à transmettre), je suis encore plus enthousiaste de voir que même une personne aussi peu ancrée et connectée que moi peut voir des résultats aussi vite. Le travail quotidien (et correct, répéter 10,000 fois les mêmes mouvements vides de sens n’apporte rien) me semble donc plus que jamais le meilleur moyen de progresser dans la pratique.

mercredi 11 août 2010

Aunkai et têtes de fémur

Depuis une dizaine de jours, j’ai des douleurs persistantes au niveau de la tête du fémur, région mieux connue des pratiquants d’Aunkai comme celle des Kuas. Le travail des kuas est l’un des points essentiels de la pratique d’Aunkai puisqu’ils permettent de relier le bas et le haut du corps, et donc de créer un corps connecté.

Etant très raide de nature, tout ce travail cible sur cette région m’amène a ressentir quelques douleurs, sans aller jusqu'à un blocage complet. Mais il semble que cette douleur soit relativement commune, et d’ailleurs Fred lui-même l’a eue pendant un mois, un peu après notre séjour à Tokyo. Chez lui, ca a permis un déblocage de la zone et a contribué à l’amélioration de sa descente en squat. Chez moi, il est trop tôt pour le savoir mais si effectivement c’est le début d’un déblocage je suis impatient de voir les sensations qui s’ensuivront.

lundi 2 août 2010

Yoga – Niveau 2

Je fais du Yoga en complément de ma pratique depuis maintenant 8 mois, a raison de 3 fois par semaine en moyenne (moi si je ne suis pas a HK, jusqu'à 5 quand c’est possible). Le Yoga complète, en tout cas dans mon cas, parfaitement l’Aunkai en travaillant plus spécifiquement la souplesse et le relâchement, deux qualités du corps que je ne possède pas et qui sont pourtant essentielles.

Depuis le début j’assiste uniquement aux cours débutants, voire parfois aux cours de Yin Yoga (ouvert a tous niveaux et dans lequel les positions sont maintenues plusieurs minutes pour travailler le relâchement en profondeur). Aujourd’hui, pour la première fois, je me suis donc décidé à aller tester un cours du niveau 2 (sachant que 4 niveaux sont proposés dans mon studio). A vrai dire je n’ai pas senti de réelle différence. Les exercices sont majoritairement les mêmes, seuls les explications différent légèrement puisque tout le monde est sensé connaitre les positions. Pas vraiment de difficulté supplémentaire, sauf dans le cas d’un exercice d’appui sur les mains. Le niveau des autres participants ne m’a pas non plus semblé beaucoup plus élevé que le niveau des débutants qui viennent depuis déjà un bout de temps.

Comme pour Aunkai, et comme devrait l’être la pratique martiale, le niveau suivant s’avère donc être en apparence le même.