mardi 31 mars 2009

JJB - la raison du silence

Comme mes deux lecteurs l'auront remarque, je n'ai pas parle de mes entrainements de JJB depuis longtemps. Alors non ca n'est pas parce que j'ai soudainement honte de me prendre des branlées, c'est parce que suite a des pépins de santé (post combats professionnels d'après ce que j'ai compris) le prof a du repartir au Brésil. Pour l'instant le club negocie l'arrivee d'un nouveau gradé mais ca peut prendre un peu de temps.

Du coup j'ai contacté un autre club, le prof n'a certes pas la même célébrité et le même niveau que Xandinho mais vu que je suis une brêle ça ne devrait pas changer grand chose. En plus de ça il a l'air sympa et invite régulièrement des gradés pour faire progresser ses élèves et lui même. J'irai des demain soir, ça risque de me faire bizarre après tout ce temps, d'autant que la les cours durent 2h...

lundi 30 mars 2009

Bangkok – Le Lumpinee

Pour une fois il ne s’agit pas de ma pratique, mais d’un retour sur mon passage au Lumpinee de Bangkok samedi soir. Le Lumpinee existe depuis le 8 décembre 1956 et est le stade le plus célèbre de Muay Thai a travers le monde, notamment grâce aux champions qu’il a découverts. Etant a Bangkok pour le week end, je ne pouvais pas rater une occasion comme celle la.

Je m’attendais à un stade complètement rénové : il n’en est rien. Comme souvent dans ce pays, le stade a un cote très roots. Vieux bâtiment, grands ventilateurs au plafond, l’armée partout (l’armée dirige le stade en fait). C’est un des rares endroits du pays ou les paris sportifs sont autorises, et ils s’en donnent a cœur joie. Derrière les sièges en ringside ou se trouvent les farangs (étrangers) se trouve la fosse dans laquelle les thais parient.

J’ai été assez surpris par les gabarits et la jeunesse des combattants. Ceux que j’ai vus n’étaient surement pas majeurs et semblaient plutôt avoir 15 ans. Les catégories de poids allaient de 100 à 126 lbs (45 à 57 kgs). Par contre ca va vite et ca tape dur, peut être même un peu trop pour leur âge mais c’est un autre problème. Chose amusante, l’arbitre a lui une taille et un poids plus habituels et donne l’impression d’un père de famille qui sépare ses gamins.

Au final ça reste un beau spectacle, avec tour du ring et danse traditionnelle des combattants avant chaque combat. J’ai pris quelques photos, je les mettrai en ligne plus tard.






mardi 24 mars 2009

Quel est le meilleur art martial ?

Un article sur la question, parce qu’on nous la pose sans cesse quand on a pratique un peu. C’est souvent la deuxième phrase qu’on entend après celle sur le l’invulnérabilité (bien connue et je dirais même évidente) de tout ceinture noire.

Alors la réponse est facile, je ne vais pas me mouiller : il n’y en a pas. Déjà ca veut dire quoi « le meilleur » ? Le meilleur pour moi ? Le meilleur dans l’absolu ? Chaque méthode de combat (au sens large) a une stratégie qui lui est propre : un bateau est il plus efficace qu’un char d’assaut ? Faut voir…

Plusieurs éléments sont à prendre en compte : des critères personnels (âge, souplesse, condition physique), des critères contextuels (sport, self défense, guerre civile, champ de bataille).

Dans le cas d’un sport de combat c’est facile, le contexte est géré par des règles. On a deux adversaires avec un certain nombre de techniques autorisées, le plus souvent des catégories de poids. Si on est dans un contexte sportif, selon la liberté donnée par les règles, un style est plus ou moins avantage. Un boxeur d’anglaise aura du mal dans un combat de boxe thaï, et réciproquement. Les premiers UFC ont démontré un avantage net des disciplines de préhension, amenant l’avènement du JJB. Est-ce que ca veut dire que les styles de préhension sont supérieurs aux styles de percussion ? Non, juste qu’ils sont plus adaptes a ce contexte : c’est toujours plus simple d’amener quelqu’un au sol que de le forcer à combattre debout. En revanche combattez au sol contre plusieurs adversaires, vous allez voir si c’est toujours « supérieur ».

Dans le cas de self ou de choses un peu plus guerrières, les différents AM présentent des stratégies différentes, avec des panels techniques en conséquence. Pas de supériorité la dedans si ce n’est celle du combattant. Parfois une supériorité de contexte : a distance d’1 km un sniper aura toutes ses chances face a un pratiquant de couteau, a distance d’1m, c’est moins sur…

Apres les méthodes sont différentes et peuvent donner des résultats plus ou moins rapides. Certains AM feront travailler les formes très longtemps et nécessiteront plusieurs années de travail assidu pour obtenir une quelconque efficacité. Au contraire certaines méthodes de self s’apprennent très rapidement en rentrant tout de suite dans le vif du sujet. Quand on y regarde de plus près, on voit souvent plus de différences entre deux pratiquants d’un même style qu’entre deux bons pratiquants de styles différents.

lundi 23 mars 2009

Le Palm Stick ou Dulo-Dulo


C’est probablement mon arme préférée parmi celles que j’étudie en Arnis (ou tout au moins celle avec laquelle je suis le plus a l’aise). Elle a en effet l’avantage d’être très courte et facilement transportable, remplaçable le cas échéant par un stylo tactique ou une petite lampe torche. L’autre avantage pour moi, c’est que c’est l’arme qui se rapproche le plus d’un travail a mains nues : elle est très courte et non tranchante ce qui fait que la distance de travail n’est pas modifiée et la tactique est sensiblement la même.

Cela dit, cette arme présente quand même de nombreux avantages. Déjà en termes de dureté : on peut frapper plein pot au visage, l’arme présente une faible surface très dure, ce qui offre des avantages non négligeables. Pour peu qu’on choisisse un modèle avec des bouts pointus, ca peut faire de bons dégâts. C’est aussi très intéressant pour attaquer les nerfs ou les os : une frappe sur le dos de la main ou sur les doigts est particulièrement désagréable. On peut également l’utiliser pour faire des clés en crochetant. A ce niveau la peu d’avantages par rapport au fait d’être a mains nues, a part le fait de pouvoir coincer les nerfs entre l’arme et l’os.

Avec cette arme, on visera principalement deux types de cibles :
- cibles primaires : le visage
- cibles secondaires : bras et mains, de préférence ceux qui tiennent une arme.

Selon toute logique on commencera a attaquer une cible secondaire, qui présente l’avantage d’être plus proche (je percute le bras qui arrive), puis on passera directement a une cible primaire. Il s’agit donc de contre-attaque et non de défense, comme on le voit dans les Karaté d’Okinawa : En Arnis, on attaquera toujours le bras arme, d’abord avec son arme si on en a une, il ne s’agit pas de parade.

Bien entendu, les cibles ne se limitent pas à celles citées précédemment. Si après avoir percute le bras, mon arme se retrouve dans le plan inferieur, il peut être plus logique d’attaquer les cotes que d’aller chercher la tête…

J’aime particulièrement cette arme, car la transition entre ce qui se fait avec et sans est encore plus directe que pour les autres armes. C’est peut être chercher un peu la facilite, mais étant avant tout intéressé par le combat a mains nues, je me retrouve plus dans l’esprit de cette arme.

De l’art de bosser avec un gros bourrin (2eme partie)

Autre entrainement, autre bourrin. Moins costaud que le précédent celui la, mais pas moins bourrin pour autant. Mes amis du Bourrin-Ryu apprécieront, j’ai vu la un bel exemple de contraction totale. Pour la première fois de ma vie, quand mon partenaire me faisait une clé (ou que je lui en faisais une), j’ai senti son bras, voire son corps, trembler tellement il était contracté. Effrayant. D’autant que mes conseils l’ont clairement laisse indifférent… Après 2h30 a ce rythme, il avait l’air pas mal abime, je crois qu’il en a pour 2-3 jours avec des douleurs a l’épaule.

En ce qui me concerne, ce travail aura été nettement plus bénéfique : j’ai pu vérifier que même face a un partenaire qui résiste autant qu’il le peut, mes techniques passent a partir du moment où elles respectent certains critères :
- fluidité
- angle
- respect de la structure
- non utilisation des muscles superficiels

Depuis quelques temps, je m’intéresse beaucoup au Systema, art russe utilise par les forces spéciales et dont le travail diffère beaucoup de ce qu’on voit d’habitude dans des écoles de self : c’est une école qui fait place avant tout a la spontanéité, a la respiration et a une excellente connaissance des mécanismes du corps humain. Je suis d’ailleurs passe jeter un œil samedi au groupe de travail de HK. Un des principes que je trouve très intéressants est le fait de « Ne pas perturber ». Quand on y pense c’est logique : hier mon partenaire essayait de me tendre le bras en percutant au niveau du coude : mon réflexe a été de contracter le biceps pour protéger mon articulation. Quand je lui ai fait la technique, j’ai juste pose ma main et pousse : rien n’a parasite la relation. Il n’y a pas de choc, le corps de l’adversaire ne sent pas menace, il n’y a pas de réflexe de survie.

Au final, je suis très content de cet entrainement, j’ai pu vérifier mes techniques sur un adversaire non coopératif et tester des choses vraiment intéressantes. Il y a encore beaucoup de travail mais je sens que je touche du doigt des principes d’un niveau supérieur a ce que je faisais jusqu’ici. Reste juste à les faire entrer dans mon corps.

jeudi 19 mars 2009

Pourquoi pratiquer?

C’est une question qu’on finit toujours par se poser, ou en tout cas qu’on finit toujours par nous poser… Il faut avouer que pour beaucoup de gens ce genre de pratiques font un peu peur et renvoient immédiatement a un monde imaginaire dans lequel un ceinture noire est forcement un grand expert capable de contrôler 5 hommes d’une main tout en buvant son saké. Si seulement.

J’en viens donc à me demander pourquoi je pratique et si les raisons sont les mêmes qu’au début. Je crois que comme beaucoup de personnes c’est loin d’être le cas. J’ai commence ma pratique pour des « mauvaises » raisons comme apprendre a me défendre. Mauvaises parce que ma vie n’a jamais été en danger et les quelques incartades que j’ai pu avoir au collège ne méritaient pas forcement ca. J’ai aussi commence parce que j’étais impressionne par les films de Karate qu’on voyait a la TV, sans commentaire. A l’époque je voulais donc apprendre des techniques efficaces pour pouvoir me défendre et j’étais béa d’admiration devant des jeunes ceintures marrons.

Plus de 10 ans après, je me suis jamais (enfin presque) servi de ma pratique dans une situation réelle, ce qui n’est entre nous pas plus mal. Les techniques en elles mêmes ne m’intéressent plus, ce qui m’intéresse ce sont les principes et la mécanique du corps humain. Comment être puissant sans utiliser ses muscles ? Comment casser la structure de son adversaire ? Comment être capable de réagir simplement dans toutes les situations, tous les angles, toutes les distances ? Autant de questions qui cherchent (et qui vont chercher longtemps) leurs réponses.

Ce qui est amusant, c’est que plus j’avance et plus j’ai l’impression d’être loin. Un jour en discutant avec mon partenaire de Ju Jitsu, je lui disais que j’avais l’impression d’être moins bon que quand j’avais passe mon 1er dan, 7 ans plus tôt… il m’a répondu que je n’étais pas moins bon mais que j’avais plus l’œil. C’est une remarque intéressante. A l’époque je ne percevais pas mes erreurs, aujourd’hui j’en fais sans doute moins, mais parmi celles qui restent j’en perçois un certain nombre. Une fois qu’elles seront réglées, j’en percevrai sans doute de nouvelles, c’est sans fin.

Pourquoi je pratique aujourd’hui ? C’est facile : j’ai eu la chance de gouter aux techniques d’experts de nombreuses disciplines et de voir des façons de bouger extraordinaires. Sans espérer en arriver la un jour, je ne peux décemment pas m’arrêter aussi loin… En plus de ca, les AM ont cet avantage de comprendre des styles extrêmement différents, d’origines variées. Chaque style est guide par ses propres principes, ses propres choix tactiques. Entre deux styles de Karaté on ne parle déjà plus de la même chose, bref il y a la un monde incroyable et charge d’histoire à explorer, quand on a le pied dans l’engrenage, difficile de s’en sortir.

lundi 16 mars 2009

De l’art de bosser avec un gros bourrin…

Hier, à l’Arnis, j’ai eu l’occasion de bosser avec un pratiquant de Bourrin-ryu. Ca faisait longtemps et j’avoue que ca m’avait (presque) manque. En l’occurrence c’était un bourrin dans la version : je travaille en force avec mes gros bras, j’ai plein de mouvements parasites tellement je suis contracte, et je confonds frappes et absorption. Un pratiquant complet en somme.

Au final ca n’est pas inintéressant de bosser avec des gens comme ca pour plusieurs raison. Déjà parce qu’on se rend vite compte que si on y va en force, ils gagnent, alors que si on y va avec un bon angle et en étant relâchés, leur force brute ne leur sert a rien. Ensuite, parce que les bourrins costauds sont souvent des chochottes : ca percute 50 fois au lieu d’absorber la frappe et après ca se plaint que ca a mal au bras…

Au final je sens que mes techniques sont de plus en plus relâchées, et des techniques que je ne passais pas il y a un mois ou deux sortent de plus en plus naturellement. A ce niveau, je pense que mon séjour en Corée m’a réellement fait prendre conscience de mon corps et de la façon de l’utiliser. Tout n’est clairement pas encore parfait, et je sens encore beaucoup de tensions notamment dans mes épaules, cela dit je commence a comprendre comment agir dessus pour ne plus être parasite, il va falloir du temps mais j’ai confiance en mon plan (et je ne suis pas presse).

samedi 7 mars 2009

Défenses contre armes

Une vidéo de grande qualité qui indique quoi faire contre un agresseur qui en veut clairement à votre vie

mercredi 4 mars 2009

Principes VS Techniques

Suite à la lecture d’un sujet sur Kwoon et cet excellent article de l’ACDS Belgique, je me pose quelques questions sur cette opposition.

Effectivement depuis quelques années maintenant, j’essaie de ne plus penser en termes de techniques mais uniquement en termes de principes ou d’angles. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’une technique répond a une situation donnée, alors qu’un principe répond a une multitude de situations présentant des caractères communs. En fait, ca me donne la même impression qu’avec les maths : je n’ai jamais compris le besoin maladif des gens de faire et de refaire des annales de concours… au bout d’un moment on gagnerait clairement beaucoup de temps à comprendre les mécanismes sous jacents plutôt qu’a s’emmerder a apprendre toutes les situations possibles (si tant est que ca soit possible).

Je pratique donc les arts martiaux comme je fais des maths… ca commence bien ! Les techniques m’apparaissent comme des outils d’apprentissage, permettant d’appréhender la mécanique du corps humain. Une fois compris comment réaliser une clé, un déséquilibre, un étranglement, il est des lors possible de les réaliser quel que soit l’angle ou la position du partenaire. Tout est une question de compréhension et d’assimilation des principes. J’y vois déjà deux avantages certains :
- Eviter de se retrouver dans une situation inconnue : des lors qu’il ne s’agit que de principes, si ils sont bons on les retrouvera forcement
- Eviter le tristement célèbre « You attack me wrong »

Bon ce point la est réglé. Maintenant vous allez me dire comment connaitre les principes ? Ben la les gars va falloir vous demmerder… Plus sérieusement, je pense qu’on est en droit d’attendre de tout enseignant de qualité qu’il se soit pose ces questions, donc a priori a moins d’être tombe sur un jeune loup qui se contente de répéter les techniques qu’on lui a montrées sans les comprendre (c’est triste mais il y en a, et surement plus que je n’ose le croire), votre prof les connait. Et quand bien même ca ne serait pas le cas, à force de répétition et de réflexion, vous trouverez tout seul une bonne partie de la réponse.

Un enseignement ne doit a mon avis pas être fige. Il existe des bases, parfois des katas/taos/poomses, mais leur but est avant tout de tendre vers les principes et de former le corps. Au fur et a mesure, il faudra probablement se dégager de ca pour en retirer les éléments essentiels, ceux qui justifient qu’on travaille de cette manière et qui rendent une école cohérente (ce qui ne veut pas dire qu’il faut arrêter de pratiquer les bases hein ?).

J’ai comme l’impression qu’y a encore du boulot…

Pratiquer a Hong Kong

Aujourd’hui je vais poster un billet qui n’a rien à voir avec ma pratique personnelle mais plus sur la pratique des arts martiaux à HK de façon générale.

Historiquement, HK est clairement une terre martiale, a cause de son cinéma bien sur, mais aussi et surtout car de nombreux maitres ont fui la révolution culturelle chinoise et se sont refugies a Hong Kong, Formose (Taiwan) et Macau. C’est ainsi que Yip Man et son Wing Chun ont débarqué, et non a cause des Japonais comme on aimerait nous le faire croire dans le film sorti il y a peu.

De nombreux styles sont donc très développés ici, quand ils le sont finalement assez peu dans le reste de la Chine. Maintenant pour pouvoir les pratiquer c’est autre chose. Pour faire (très) simple il y a plusieurs types de pratiques ici :

- les kwoons traditionnels
Pas évidents a trouver pour un blanc : ils n’ont en général pas de site internet, et s’il y en a un il est rarement en anglais. Il y a un probablement un très bon niveau, mais c’est donc assez difficile d’accès. J’ai eu l’occasion d’aller en voir un, grâce a une recommandation. Malheureusement les horaires n’étant pas très compatibles avec mon travail je n’ai pas pu y rester. Ils sont en général sur Kowloon.

- les pièges à touristes
Je n’en ai pas fait mais ils ont l’air d’être légion. Leur site internet les présente comme des kwoons traditionnels, enseignant à l’ancienne un art centenaire/millénaire, mais bizarrement seul le prof est chinois et tous les élèves sont blancs… En général c’est pas donne et ca sent gentiment le piège a c…

- les grosses machines orientées MMA
On les trouve surtout sur l’ile de HK vers Central, pour faire simple chez les expats. Ces clubs proposent Boxe Thai, JJB, parfois du Kyoku et d’autres boxes (anglaise notamment). En général ca coute bonbon, et pour cause les loyers a Central sont très chers. L’avantage c’est qu’on a des gens qui parlent anglais et que c’est proche du boulot. On est plus dans le sport de combat que dans l’art martial, ce qui évite aussi pas mal la mystification a la mode locale.

- les clubs d’arts martiaux non chinois
Il y en a quelques uns, mais finalement assez peu. En général ils sont tenus par des étrangers (soit des occidentaux soit des japonais/coréens/autres expatries). Pour peu qu’ils soient assez traditionnels, bon courage pour les trouver…

- les assos en plein air
Etant donne les tarifs des salles, certaines assos s’entrainent uniquement en plein air, le fait d’habiter sous les tropiques aidant. On retrouve beaucoup de clubs de Tai Chi bien sur, mais pas seulement : personnellement c’est comme ca que je pratique l’Arnis.

- les pratiques individuelles en extérieur
C’est extrêmement courant et agréable. Dans tous les parcs de HK on trouve des gens qui s’entrainent le matin et le soir, le plus souvent en Tai Chi. Les niveaux sont très varies, mais quand on ne connait pas (ce qui est mon cas) il est difficile de savoir si la personne est bonne et si ca peut valoir le coup de lui demander de nous montrer. Les gens ne s’entrainent d’ailleurs pas que dans les grands parcs : tous les matins je croise des pratiquants devant et derrière mon immeuble. Le gros avantage est que personne ne nous regarde de travers quand on s’entraine en extérieur : tout au plus ca les amuse de voir des gweilos (blancs) pratiquer. La ou en France, on pourrait facilement être regardes de travers voire tomber sur un couillon qui veut venir se battre, ici tout le monde s’en fout, il n’y a rien de surprenant dans le fait de se mettre des baffes en plein air. Mieux encore, il y a deux semaines un homme s’est colle à 1m de nous pendant une heure pour regarder ce qu’on faisait et voir les détails. Avec un peu de chance un de ces jours il viendra nous voir pour nous dire que nous sommes prêts a recevoir son enseignement.

Bref je trouve la pratique ici finalement assez différente de celle qu’on a en Europe car une grosse partie se fait en extérieur. Beaucoup de gens pratiquent, le plus souvent des personnes à partir de 40-50 ans. Je n’ai pas tellement croise de jeunes de 20 ans dans les parcs, mais c’est peut être une question d’endroit. On est également moins regarde de travers par les gens quand ils apprennent qu’on pratique, ce qui est quand même très agréable.