mercredi 23 décembre 2009

La formation du corps

Plus le temps passe et plus je me dis qu’accumuler des techniques n’est pas la solution. Bien sur j’apprends de nouvelles choses qui me permettent de toucher du doigt les principes et de mieux appréhender ma pratique, mais maintenant que les principes sont touchés, il est probablement temps que je les creuse.

Tout d’abord, j’ai l’intime conviction que le corps doit être forme pour la pratique. Souple et puissant bien sur, mais pas que. A ca il faut ajouter un relâchement global et de bons alignements. Bref un contrôle total de son corps qui permet de sortir un maximum de puissance avec un minimum de muscles (quand on y pense, tout le monde dit que les AM sont « un maximum d’efficacité pour un minimum d’efforts » mais dans la réalité peu arrivent à le démontrer…). A défaut de pouvoir se préparer techniquement a toutes les situations, il est peut être plus intelligent de préparer son corps sur le long terme, sans compter qu’a terme le déclin physique sera inévitable.

Je vais donc me concentrer plus clairement sur cette partie dans les mois à venir. De toute façon, mes entrainements ici étant dans l’ensemble d’un niveau assez moyen, il est sans aucun doute préférable que je me concentre sur les fondamentaux. Apres 3 semaines de Yoga, je sens qu’il y a réellement quelque chose à creuser de ce cote la. J’ai de toute façon des tensions qui me bloquent, et ce depuis trop longtemps. Reste à savoir le temps que ca prendra de les faire sortir.

J’aurais aimé travailler une méthode comme l’Aunkai d’Akuzawa Minoru qui me semble (vu d’ici, i.e. des témoignages de pratiquants et des vidéos) parfaitement correspondre a cette recherche. De même, le travail effectué par Hino Akira me semble passionnant. Maintenant, je n’ai pas la chance d’avoir ses Maitres à proximité, mais à défaut j’ai des pistes de travail et quelqu’un sur place qui peut m’aider à développer ca. La question est donc uniquement de savoir si je suis un cas désespéré ou non…

jeudi 3 décembre 2009

Un nouvel axe de pratique

Suite aux conseils de mon ami Aikidoka, j’ai fait mon premier cours de Yoga aujourd’hui. J’en vois déjà certains rigoler, et ca se comprend. Ma pratique a toujours été résolument externe : Nihon Tai Jitsu, Hapkido, Kali Arnis Eskrima / Silat, voire musculation si on compte la formation du corps dans la pratique. Et malgré de nets progrès ces dernières années, la souplesse n’est pas mon point fort, le relâchement non plus.

A cela s’ajoutent deux problèmes :
- n’étant pas suffisamment relâché, mes techniques ne sont pas optimales. Je le sens et ca m’agace
- je suis d’un naturel stresse et la vie a Hong Kong ne m’aide pas a arranger ca. Je me trouve agressif et de mauvaise humeur depuis plusieurs mois, il est grand temps d’arranger ca

Le fait est que j’ai beaucoup apprécié ce cours, le travail sur les alignements, la respiration, les étirements. Je me sens cet après midi beaucoup plus calme et serein que ce matin, et même s’il me faudra surement des mois avant que ce résultat soit stable, je trouve ca très positif. Reste a voir comment je progresserai au cours des prochains mois.

mercredi 18 novembre 2009

Quelques nouvelles

J’ai peu écrit ces derniers mois et pour cause: je me suis peu entraine. Honte sur moi, mais parfois il faut aussi savoir lâcher un peu de lest et se souvenir que si on s’entraine c’est avant tout par plaisir. De plus ayant pas mal voyage dernièrement et ayant eu pas mal de boulot, ca ne m’a pas franchement aide a grader le rythme.

Quelques éléments notables cependant
- un premier entrainement avec un pratiquant français d’Aikido Aikikai. Je dois avouer qu’il est le premier que je rencontre à me convaincre par sa pratique : efficace et bien pensé, technique tout en restant rugueux. Par certains côtés, il me rappelle Jacques, dont j’apprécie particulièrement le Karaté Shotokan (et pourtant je suis assez réticent face a ce qu’on en voit le plus souvent). Nous avons juste effleuré le travail de l’intention, mais j’espère définitivement creuser tout ca.

- Quelques entrainements de Silat Suffian. Pas réellement un cours puisque nous ne sommes que deux et que Maul Mornie est le seul enseignant de la discipline, mais un travail sur ce qu’on a pu voir en stage. Essentiellement des bases donc, a travailler et a retravailler mais ca n’est pas plus mal

- Un premier test de sparring en Arnis, avec gants, protections pour les avant bras et casque. Difficile de voir correctement avec le casque, et la vitesse des sticks est définitivement difficile a gérer : impossible de ne pas prendre de coups. Comme toujours, le sparring n’est pas ce que je préfère mais c’est quelque chose à expérimenter pour ne pas rester bercé dans ses illusions. De plus il est amusant de voir ce qui fonctionne instinctivement (le fait d’avoir des protections réduisant quand même sacrement l’univers des possibles)

- Pas vraiment martial mais ma condition physique revient. J’ai repris 2 kgs et après 3 mois de Méthode Lafay je me sens à nouveau plus puissant, plus ancré et plus explosif. Ca fait plaisir de ne plus se sentir fragile.

lundi 21 septembre 2009

Je m’emmêle les pinceaux…

Quelques jours à Singapour la semaine dernière, au programme un conférence de Médecine Chinoise, un stage d’Hilot (massages philippins) et cours de Kali Majapahit.

Des cours de Kali, il ressort que je m’emmêle un peu les pattes entre tous les styles que je pratique. Guillaume et Fred m’ont tous les deux fait remarquer, deux jours différents, sur deux techniques différentes, que mes déplacements/positions étaient japonisants. Logique vous me direz après plus de 10 ans dans les arts japonais. Le problème c’est qu’entre les différents arts philippins aussi je suis perdu, ou du moins je l’étais. En fait, quand je passe à Singapour, j’assiste à tous les cours : débutants, intermédiaires et avancés, et forcement les façons de se déplacer pour bloquer sont différentes selon le niveau d’avancement. Heureusement, Fred m’a briefe rapidement le dernier jour et j’ai maintenant compris (a défaut d’avoir assimilé) les différences :
- Débutants : système De Cuerdas, on sort de l’attaque pour la prendre quand la vitesse décroit, tout en restant à distance de frappe (diagonale en suivant l’attaque donc)
- Intermédiaires : toujours prendre la frappe quand elle perd de la vitesse mais en avançant (le même pied), pas de diagonale donc
- Avances : Serrada, diagonale vers l’attaque pour la prendre avant que la puissance se développe, ce qui demande un bon timing

Un autre point gênant sur mes déplacements : je sors de la ligne en faisant lisser mon pied arrière, ce qu’il ne faut pas faire ici, seul un pied bouge.

L’autre révélation importante du séjour c’est la confirmation que je suis une calamite en boxe anglaise (voire en boxe tout court), je le savais déjà mais je vois que ca ne s’est pas arrange. Faudra travailler ca un jour... Ah et aussi, j'accroche pas au système Wing Chun, peut être une fois que j'aurais compris

lundi 7 septembre 2009

Silat Suffian Bela Diri - Maul Mornie - Septembre 2009

Ce week end à HK avait lieu un stage de Silat Suffian avec Maul Mornie, son chef de file et de toute façon le seul instructeur à l’heure actuelle. Maul est originaire du Brunei et a appris le Silat familial avec son père et son grand père. Le style est principalement axe sur le travail des armes, et notamment des armes tranchantes. Le programme de ces 12 heures portait sur les armes flexibles (sarong, tshirt, ceinture) contre arme blanche ou mains nues.

Je ne vais pas décrire les techniques, ce qui n’aurait pas un grand intérêt mais plus ce que j’ai compris du stage. Tout d’abord nous avons effectue des drills, mains nues contre couteau puis couteau contre couteau (le même drill qui servira de base tout le week end) avec pour consigne : parlez, faites connaissance ! Surprenant quand on vient des arts japonais. La raison est simple : éviter l’effet tunnel, le couteau n’est qu’un outil de travail il n’est pas utile de se focaliser dessus. On fera ensuite de nombreuses variantes a partir de ce thème, comme courir de l’autre cote de la salle pour changer de partenaire sans heurter ou planter quelqu’un. Très intéressant pour se repérer dans l’espace.

On est ensuite passe a des explications sur le port du sarong puis a son utilisation pour désarmer. Au cours du week end on travaillera donc des désarmements, des entrées d’étranglements, des amenées au sol et à chaque fois les applications à mains nues. Pas toujours simple à faire mais impressionnant à regarder.

J’avais bien aime les vidéos de Maul, je ne suis pas déçu de l’avoir vu en vrai. Techniquement, il n’y a rien à redire, il est rapide, puissant et bouge de façon extrêmement naturelle. Pédagogiquement, excellent, progressif avec des exercices qui sortent de l’ordinaire. Humainement, c’est une personne très accessible, loin de l’image du Maitre. A noter qu’en plus de ca, il est physiquement impressionnant, ce qui ajoute a sa technique fait qu’on a l’impression d’être une poupée de chiffons entre ses mains… J’ai également aime le réalisme des techniques et la conscience que face a un couteau nos chances restent infimes (et que finalement prendre sa ceinture comme arme a défaut d’être une solution miracle peut augmenter légèrement les chances de survie).

J’ai vraiment apprécié l’approche également, loin du sport sans pour autant renier celui-ci. Il s’agit de survie et pas de sport, donc pas de recherche de soumission : on n’étrangle pas, on défonce la trachée ou on enfonce le couteau ; contre un boxeur, on n’essaie pas de jouer son jeu, sinon ca sert pas a grand-chose de s’être entraine. Des choses qui paraissent évidentes mais qui ne le sont pas toujours.

C’était donc un stage d’une très grande qualité, avec peu de monde mais un groupe motivé et agréable. A refaire des que l’occasion se représentera.

vendredi 4 septembre 2009

Reprise de la musculation

Ca fait maintenant 3 ans que j’ai arrêté la muscu, a l’exception de quelques rares pompes et abdos. La raison était assez simple :
- ca prend du temps pendant lequel je pourrais m’entrainer
- les Arts Martiaux ne nécessitent pas une utilisation superficielle des muscles, qui au contraire serait plus un frein a la progression qu’autre chose

Ce que je voulais c’était passer plus de temps à comprendre comment bouger et générer de la force sans abuser de la puissance musculaire, même si je n’ai jamais été non plus une énorme masse. Le KI meeting de janvier 2007 m’a fait comprendre beaucoup de choses, et notamment le fait que travailler en addition n’apporte rien a long terme : en vieillissant j’aurais forcement perdu ma force et mes techniques auraient donc chute de la même façon.

Dans l’ensemble, cet arrêt a été plutôt bénéfique. Pendant ces trois ans mon corps a pris dans la pratique ce dont il avait besoin pour garder son efficacité. Ne pouvant plus compter sur une bête force additive j’ai appris à travailler autrement, a mieux comprendre les angles, les leviers, bref la structure. Si mon niveau est toujours loin de ce que je pourrais souhaiter, je pense qu’il est également loin de ce qu’il a pu être à cette époque.

Dans ces conditions, pourquoi reprendre ? Pour plusieurs raisons. Déjà parce que j’ai compris comment utiliser mon corps de manière plus intelligente, le fait de reprendre du muscle n’enlèvera pas ca, mon but n’est pas de retourner a une force brute. L’autre raison qui est primordiale, c’est que mon corps s’est malgré tout affaibli pendant ces dernières années. Je conserve une relativement bonne condition physique mais mes articulations sont moins bien protégées et je me sens faible. Je viens de passer une semaine avec des crampes d’estomac a me sentir fragile comme un garçon de 10 ans, ca ne me ressemble pas. Je pèse aujourd’hui moins de 68kgs pour 1m79, un poids que je n’avais pas du atteindre depuis la troisième… Mon poids de forme étant plutôt vers 72kgs, a l’époque ou j’étais vraiment très entraine je tournais plutôt a 75. Sans aller jusqu'à cette extrémité, revenir à 72 me parait nécessaire.

J’ai donc refait mes premières séances de la méthode Lafay hier soir et ce matin, je connais bien la méthode pour l’avoir pratiquée par le passe. Poly-articulaire, dur, cardio avec des résultats a la hauteur de la souffrance qu’on s’impose : c’est presque du sur mesure !

mardi 1 septembre 2009

Une pratique faussée

Certains pratiquants (pire enseignants) partent du principe qu’on est supérieur a la personne d’en face, c'est-à-dire plus rapide, plus expérimenté dans le combat, plus rapide, etc. Je l’ai encore vu ce week end et ca m’énerve au plus haut point. Si on part du principe que je suis plus jeune, plus rapide, plus fort et tant qu’on y est arme et avec des potes, je vois pas trop pourquoi on aurait besoin de se défendre…

Bref, partir du principe qu’on est supérieur à l’autre c’est comme partir du principe qu’il sera cul de jatte : un jour de chance ca peut arriver mais ca reste hautement improbable. Mieux vaut a mon avis se préparer au pire qu’au meilleur et être agréablement surpris. Une bonne pratique est une pratique dans laquelle on se met en danger et ou on cherche a aller plus loin chaque jour, pas une pratique dans laquelle on se complait a se regarder dans un miroir avec sa belle technique et ses beaux muscles.

Pour certains le réveil risque d’être dur….

vendredi 28 août 2009

Toujours avec le sourire

En regardant Silvio combattre en JJB, je suis toujours impressionne par le fait qu’il est toujours souriant quelle que soit la position dans laquelle il se trouve. Ceci ajouté à sa souplesse naturelle et a sa maitrise technique fait qu’il est extrêmement relâché en combat.

Une fois n’est pas coutume, j’ai donc souri (oui Fred, marre toi) et effectivement je me suis senti plus relâché et lus fluide dans mes mouvements, avec même un meilleur coup d’œil (moins de temps pour assimiler les infos et leur donne une réponse probablement). Bien sur je n’ai toujours pas de maitrise technique et pas non plus une grande souplesse naturelle, il ne faut donc pas s’attendre a un changement radical dans ma façon de combattre, mais il y a un mieux. J’ai même pour la première fois passe un contrôle sur le cote avec le genou sur le plexus (et presque un juji mais ca a pas marché).

Il faut garder a l’esprit que tout ca n’est qu’un jeu, si on n’y prend pas de plaisir, est ce que ca en vaut vraiment la peine ?

jeudi 6 août 2009

Spécialiste ou généraliste

Dans les différents arts martiaux et sports de combat, on trouve une différenciation entre arts généralistes et arts spécialisés. Par exemple, les boxes pieds poings, le JJB, le Judo, les Karaté sont plutôt des spécialistes ; les JuJutsu, le Kali Arnis Eskrima ou le Silat, le Systema sont plutôt des généralistes.

Bien entendu, un art spécialiste peut travailler d’autres choses que sa spécialité : il y a des clés debout et des frappes en Judo, des clés et des projections en Karaté, etc. De même, un art généraliste peut avoir une stratégie plus axée vers un point précis (un très gros travail articulaire en Hapkido par exemple).

Vaut-il mieux être généraliste ou spécialiste ?

Dur à dire, c’est une question de gout. Un spécialiste sera toujours plus fort dans sa spécialité qu’un non spécialiste, c’est évident. Un pratiquant de Kyoku sera plus performant en percussions qu’un pratiquant de JuJutsu, et pour cause ca représente la majeure partie de son entrainement. De même, en poings, un boxeur d’anglaise sera certainement plus performant qu’un boxeur thaï. Logique.

On peut en déduire qu’un généraliste ne sera vraiment bon nulle part. Pas faux. Mais ce qui fait l’intérêt d’un généraliste, c’est le fait de pouvoir s’adapter a son adversaire pour se mettre dans une situation que l’autre ne maitrise pas, même si lui ne la maitrise que peu. Par exemple, si je dois affronter un boxeur, il est clair que je tenterai de l’amener au sol, l’affronter sur son terrain serait débile. Pourtant mon niveau de JJB ne me permet pas de lutter contre un spécialiste du style. Un généraliste est donc moyen partout mais a l’avantage de connaitre les différentes distances, les angles et de pouvoir passer de l’un a l’autre.

Généraliste et recherches personnelles

J’ai personnellement toujours été généraliste. D’abord et toujours grâce au NTJ, puis par le biais du Hapkido et aujourd’hui grâce aux arts philippins. Ne serait ce qu’intellectuellement (mais c’est très subjectif), je trouve ça plus palpitant que de ne travailler qu’un seul domaine. En plus de ca, je pense que le fait d'être généraliste ouvre une bonne introduction sur l'ensemble des secteurs du combat, quitte a se spécialiser après. Maintenant, je pense que pour réellement progresser, il faut parfois aller voir des spécialistes, en gardant en tête sa recherche de généraliste.

Selon les points que l’on cherche spécifiquement à développer, et qui dépendront de notre ressenti par rapport a notre pratique, on se tournera vers l’un ou l’autre :
- Sol : JJB, Sambo
- Armes : Kali Arnis Eskrima, Silat
- Spontaneite, respiration : Systema
- Frappes : Boxes pieds/poings, Karaté Jissen
- Projections : Judo, Lutte
- Interne : Tai Chi, Bagua, etc.

Il ne s’agit la que d’exemples, pas d’une sectorisation finement travaillée. C’est pas la peine de venir m’expliquer qu’il y a des projections en JJB ou que les arts philippins travaillent déjà tous les secteurs…

En fait, le tout pour choisir une pratique, c’est déjà de savoir ce qu’on veut y trouver.

mercredi 5 août 2009

Le sol, un travail a part

Le sol est quelque chose que je n’ai jamais vraiment accroche. Probablement déjà parce que c’est quelque chose qu’on ne travaille pas en NTJ (du moins de cette façon) et dans lequel je ne me suis jamais senti a l’aise. Surement aussi parce que j’y ai toujours été une vraie tanche… Enfin, bien sur, parce que combattre au sol m’a toujours paru suicidaire quand on sort du cadre sécurisé 1vs1 sans armes dans une jolie salle avec ses copains.

Aujourd’hui encore j’ai du mal à changer d’avis. Je pense toujours qu’il y a un vrai danger à se retrouver au sol et à faire des nœuds avec son adversaire s’il n’est pas seul ou qu’il cache une arme. De même, je suis toujours une tanche, pas de raison que ca ait change ca… Cela dit, je suis convaincu que faire l’impasse dessus n’est pas une bonne idée en matière de self défense : si le sol doit être évité à tout prix, il est préférable de le connaitre pour éviter de s’y retrouver ou de s’y éterniser. C’est dans cette optique que j’ai commence le JJB, et j’avoue que je commence même à y prendre du plaisir. Je commence enfin à avoir quelques sensations en combat, et même si tout ce travail est encore nettement trop fin pour moi, je commence à comprendre quelques trucs d’un point de vue global sur la façon de gérer un combat.

Aujourd’hui, je ne peux toujours pas dire que j’adore ca, mais je commence tout doucement a éliminer ma mauvaise volonté et c’est déjà pas mal.

Le JJB, un art de brutes?

On serait tente de le croire a voir ces énormes masses se rouler par terre et se retourner dans tous les sens. Et pourtant, plus le temps passe, plus je m’aperçois de la finesse hallucinante de cette discipline. Hier encore, on a travaille sur des techniques de balayage pour retourner l’adversaire quand il est dans notre garde, et la ou on pourrait être tente d’y aller tout en force pour retourner l’adversaire, en regardant bien les détails on voit clairement qu’il y a soustraction.

En effet, le plus souvent aucune force n’est utilisée ou alors si peu qu’on peut la considérer comme négligeable. Tout est une question de leviers, de structure et de passage des hanches : positionner l’autre et se positionner soi-même de façon à rendre la technique optimale. Pas simple, et a mon avis (qui n’est pas objectif) c’est plus dur au sol que debout. Les déplacements sont plus limites et avoir un positionnement correct est parfois une vraie galère.

Toujours est-il que le sol est définitivement un art beaucoup plus fin qu’il n’y parait, et que j’ai pu le dire pendant longtemps. Je me suis d’ailleurs pris une raclée hier par un gringalet très rapide et technique. Toute ma puissance (relative) n’a rien pu faire.

lundi 3 août 2009

Travailler la base, oui mais…

On finit par s’emmerder ferme. Depuis un an, à l’Arnis on travaille les mêmes techniques, et si en soi je comprends bien que solidifier la base soit important, je doute que s’enfermer dans 10 techniques soit bénéfique. En effet, il y a souvent des techniques qu’on n’arrive pas à passer, et c’est en travaillant autre chose qu’on finit par les assimiler, parce que le corps assimile de nouvelles choses qui mettent en lumière ce qu’on n’avait pas compris. La malheureusement ce n’est pas le cas, on s’enferme juste dans la routine.

Le pire dans tout ca, c’est de voir qu’il y a encore des élèves (pourtant arrives il y a deux ans) qui essaient toujours d’imiter le prof pendant qu’il montre la technique, de préférence avec un air dubitatif… A croire que personne ne se rend compte qu’ils ont travaille cette même technique des dizaines et des dizaines de fois, toujours a l’identique.

Bref je suis frustre, autant j’apprends plein de choses au JJB (qui n’était pourtant clairement pas ma priorité), autant ces derniers temps je m’ennuie a l’Arnis. Vivement que je repasse a Singapour !

jeudi 30 juillet 2009

Des progrès certains mais discrets

Lors de mes combats au JJB hier, j’ai pu apprécier mes progrès, chose que je n’avais pas eu l’occasion de faire depuis un bon moment. Et pour cause, mes combats ces dernières semaines ont été contre des gens bien plus performants que moi (soit grades, soit hyper puissants, voire les deux).

Hier, j’ai donc fait 3 combats. Le premier contre le prof, brésilien et ceinture noire… pas la peine de vous faire un dessin. Les deux autres contre des gens normalement plus de mon niveau, voire normalement nettement meilleur que moi pour le second. Je n’ai réussi a en conclure aucun des deux, ce qui montre mes limites, mais je me suis quand même nettement plus balade que d’habitude : plus de changements de positions, plus de positions dominantes, moins de pression. Je commence aussi a avoir plus de technique, c’est encore très léger et je sens mon manque d’expérience mais chaque jour est meilleur que le précédent.

Finalement, le principal est la : être chaque jour plus fort que la veille et moins fort que le lendemain, peu importe le niveau de départ ou celui d’arrivée.

mardi 28 juillet 2009

Kung Fu Festival

Ce week end a HK, il y avait un festival de Kung Fu sur l’avenue des stars. Beau sur le papier, un peu plus décevant dans la réalité, avec finalement assez peu de démonstrations et pas toujours de très bonne facture. Je n’ai vu que 3 disciplines sur les deux spots réservés aux démos, et j’ai presque vu le Tae Kwon Do.

Au final pour le peu que j’ai vu, mon ressenti est le suivant :

Escrime chinoise
Une sorte de Chanbara local avec des armes en mousse et plus ou moins de protections. Les touches se font sur tout le corps, en estoc ou en coupe (je n’ai aucune idée du type d’armes qu’ils sont sensés utiliser d’ailleurs). Le niveau était franchement très moyen, et le combat d’un des élèves contre un membre du public a d’ailleurs largement consacre ce dernier, sur un score de 10-2 je crois… Bref, ca ressemblait plus a des gamins qui jouent avec des bâtons en mousse qu’autre chose.

Tae Kwon Do
Apres ca, on a bouge sur l’autre spot pour voir la démo de Capoeira. La démo de TKD venait de s’achever, mais j’ai quand même pu admirer la solidité des planches de casse quand une fillette de 14 ans, non pratiquante, en a casse une sans élan et en frappant avec le poignet tordu… Définitivement, je n’accroche pas le principe de faire de la casse si c’est pour faire ca.

Capoeira
Manifestement un style assez engage, comme celui que pratiquent mes copains de Jacobina Arte a Nantes : les deux capoeiristes sont très près, ca va vite et parfois ca touche.

Le prof nous a donne quelques explications sur le style et j’ai pu voir quelques trucs que je n’avais jamais vus, comme par exemple des coups de tête au corps pour venir déséquilibrer l’adversaire (lors d’une roue par exemple). Bien sur également les traditionnelles projections de Capoeira, mais elles sont plus classiques.

Ensuite, nous avons vu un exercice que je n’avais jamais vu en utilisant des sticks : un dans chaque main les capoeiristes dansent en les frappant en rythme, et en réalisant en même temps des acrobaties et autres joyeusetés. Dit comme ca, ca parait joli et pas très utile, mais essayez de varier vos mouvements de jambes et de faire des acrobaties tout en gardant un mouvement constant avec vos bras et vous verrez !

Bagua / Tai Chi / Wushu
Intéressant mais n’y connaissant rien en interne, ca m’est difficile de donner un avis. Tout ce que je peux dire, c’est que je n’accroche pas le Wushu : trop de sauts dans tous les sens et d’énergie dépensée pour au final pas grand-chose. J’ai trouve les profs de Bagua très fluides, ce qui pour moi est déjà un gage de qualité.

jeudi 16 juillet 2009

Affronter ses eleves

Hier le cours de JJB m’a rappelé certaines chroniques d’Henry Plée. En effet, a la fin du cours, le prof a pris tous les élèves l’un après l’autre en combat (soit une petite quinzaine allant de ceinture blanche a violette) pendant 2 minutes chacun. Je vous laisse faire le compte, ça fait pas loin d’une demi-heure sans pause, et dans le lot il n’y avait pas que des petits gabarits.

Bien évidemment, tout le monde a pris sa taulee, mais le plus beau c’est que celle-ci n’était manifestement pas recherchée. Pour beaucoup d’entre nous (dont moi) il ne nous a pas amené a la soumission, se contentant de passer d’une position de contrôle a une autre avec une grande facilite. En revanche il a réussi a faire taper le japonais du club qui pourtant ne tape jamais (en même temps vue la clé de cervicales qu’il a pris, on peut le comprendre).

Ce genre de combats apparait de moins en moins dans les AM, probablement par peur de perdre le combat et donc la face. A titre personnel, je trouve ça bien de faire ce genre de choses, plus qu’une simple démonstration de force il y a surtout le fait de se remettre en question et de garder a l’esprit que le combat c’est la base.

vendredi 10 juillet 2009

La base

J’ai remarque un truc bizarre hier pendant le cours de JJB: ce qui me parait évident debout et que je fais sans réfléchir me pose problème au sol.

En effet, après un combat mon partenaire m’a fait remarquer que je ne gardais pas assez les coudes au corps et que ca me faisait perdre de la puissance. C’est une remarque plein de bon sens, et d’ailleurs quand je pratique debout je garde toujours les coudes au corps pour ne pas perdre mes connexions. Qu’est ce qui change alors ? Probablement le fait qu’au sol je reste en territoire inconnu, je manque de d’expérience, de bases techniques. Du coup, je tente des choses tordues qui bien entendu ne marchent pas et m’exposent plus qu’autre chose. Son conseil c’est de n’essayer que les techniques de base que je connais. Je crois qu’il a raison : les bons pratiquants ne font que des techniques de base, mais exécutées a un niveau supérieur. Rien ne sert d’essayer d’aller faire des choses compliques, la solution la plus simple est souvent la meilleure.

lundi 15 juin 2009

Kerambit

Se faire découper avec un Kerambit, ça ressemble a ça:



Et pas la peine de faire des remarques désobligeantes comme quoi ça va tout doucement, c'est fait exprès.

Et dimanche aussi…

Dimanche c’était couteau, mais pas KEAT comme d’habitude. N’étant pas nombreux a cause du temps, ca a été Pekiti Tirsia Kali. Un style militaire donc, ce qui implique des techniques un peu plus « expéditives » que ce qu’on fait d’habitude. Pas question de contrôler le bonhomme en face.

Je trouve ce système particulièrement intéressant, notamment pour ses saisies entre le pouce et la lame ou entre la lame et l’avant bras (prise pic a glace). Même avec des lames non aiguisées, ca fait quelque chose.

Avant le cours, le prof m’a montre quelques techniques avec Kerambit : un couteau génial parce que la forme arrondie de la lame permet de facilement contrôler et déplacer un membre. La lame n’était pas aiguisée, mais pourtant tellement fine que son simple contact sur la peau m’obligeait à suivre le mouvement. Ca donne une bonne idée de ce que peut faire ressentir le contact avec une lame tranchante : impossible de résister a une poussée sur le bras…

Samedi c’est Kali

2h d’entrainement avec un copain de l’Arnis samedi. On a surtout bosse ce que j’ai vu en Kali Majapahit lors de mon séjour a Singapour, i.e. :

- Inayan Sinawali
- Désarmements en Solo Baston
- Désarmements avec couteau
- Mains nues

Pour les armes, une partie « imposée » ou nous avons travaille les techniques, puis une partie plus libre ou l’attaque se fait sous n’importe quel angle et ou il faut trouver une solution (d’abord juste désarmement, puis n’importe quelle solution).

Chose amusante, même si les désarmements sont un travail nouveau pour moi, je me sens plus a l’aise que pour faire des clés en étant armé (je ne maitrise probablement pas encore suffisamment mes armes). C’était en tout cas un travail intéressant et on a bien bossé sous les yeux inquisiteurs des pratiquants de Tai Chi.

Je me sens définitivement de plus en plus a l’aise avec mes sticks, et le fait d’avoir travaille mes asymétriques plusieurs fois cette semaine y est surement pour quelque chose. C’est très encourageant, surtout quand je vois ou j’en étais il y a encore quelques mois.

vendredi 12 juin 2009

A propos des techniques secrètes

C’est un sujet qui me fait bien rigoler depuis des années. On entend souvent des gens qui nous parlent de techniques secrètes, d’inities, en regardant ces inities avec les yeux plein d’envie ou en se plaçant en supérieur en tant que détenteur du secret.

Ma vision de ça, c’est que le seul secret des arts martiaux c’est qu’il n’y en a pas. Il y a juste des approches pédagogiques différentes et des niveaux de compréhension plus ou moins avances.

L’approche pédagogique

Toutes les disciplines n’ont pas les mêmes axes de travail et ne focalisent pas leur progression sur les mêmes points. Ainsi certaines choses qui ne seront étudiées qu’après 10-15 ans (au mieux) dans certaines disciplines pourront apparaitre des les premiers cours ailleurs. Henry Plee révèle ainsi des secrets comme ses « Pleesthenics » qui sont des exercices d’asymétrie, le but étant de faire des choses différentes a droite et a gauche et de rééquilibrer ses hémisphères cérébraux. En effet, l’hémisphère gauche est souvent très sollicite puisqu’il contrôle à la fois le cote droit du corps et la réflexion. L’hémisphère droit qui contrôle le cote gauche et la créativité étant souvent laisse de cote. Ce sont la des choses qu’on voit rarement dans les AM Japonais, même s’ils sont évoqués a l’occasion.

Au contraire, dans les AM Philippins, ce travail apparait des le début. Le travail du Sinawali (doble baston) a notamment pour but d’amener à l’ambidextrie. En l’occurrence je pense que le travail des armes, notamment de deux armes a la fois (avec un katana le problème se pose moins) favorise cet enseignement : on est facilement à l’aise avec ces mains, pas forcement avec des outils. Ca n’est donc ni réellement un secret, ni quelque chose qui nécessite un niveau de compréhension avancé, juste un choix pédagogique.

De même, certaines écoles comme le Systema attaqueront directement des principes de relâchement et de respiration. Les principes de l’école l’obligent à définir une progression et des priorités.

Différents niveaux de compréhension


Parfois ce qui est enseigne aux avances n’a rien de secret mais est juste lie a leur capacité à comprendre et a faire. Les AM sont la pratique d’une vie et leur complexité ne permet pas d’accéder à tous les détails en même temps. La technique sera donc dégrossie au fur et a mesure. Il s’agit juste de ne pas embrouiller le pratiquant et de lui donner uniquement ce qu’il peut digérer. Chaque chose en son temps.

mercredi 10 juin 2009

Hong Kong c’est aussi ca…

Hong Kong est réputée pour sa densité de population, dans la rue bien sur, mais parfois aussi dans ses salles d’entrainement… Surprise hier soir au JJB, nous étions donc une grosse vingtaine dans une salle de 5x10m à tout péter. Pas évident de bosser les techniques de retournement dans ces conditions, on a vite fait de se retrouver sur ou sous les voisins. L’autre inconvénient c’est que du coup on poireaute beaucoup plus entre les combats puisqu’on ne peut passer qu’a 3 couples a la fois.

Malgré cela c’est resté un bon entrainement, on s’en est mis plein la tête dans les combats et aujourd’hui j’ai le dos bloqué. Y a plus qu’a débloquer tout ca avant ce soir.

mardi 9 juin 2009

JJB - Photo de groupe



Une petite photo prise il y a un peu plus d'un mois et récupérée sur le site du club. Un petit groupe mais chaleureux!

lundi 8 juin 2009

Prendre possession de son corps

Une petite réflexion suite à une conversation que j’ai eue hier et qui n’avait rien à voir avec les Arts Martiaux. Il était en fait plutôt question de régime alimentaire et du fait de pouvoir résister a la tentation. Le corps gagnerait donc face à la volonté ?

Je crois que c’est en fait applicable à toutes les situations, martiales ou non. Trop de gens se laissent dicter leur conduite par leur corps : J’ai faim je mange n’importe quoi, j’ai mal j’arrête de m’entrainer, etc. A se demander quelle est la place des gens dans leurs corps : pilotes ou simples spectateurs. A ma connaissance ce qui nous différencie des bêtes c’est notre capacité a ne pas réagir par pur instinct mais a diriger notre corps par notre esprit. Je fais des abdos, j’ai mal. Et ? Mon corps va décider quand arrêter parce que je perturbe son petit confort ? Ben voyons…

S’entrainer c’est avant tout savoir se faire mal et forger son mental. Le corps et le cerveau reptilien ne doivent agir d’eux-mêmes qu’en cas d’extrême urgence, pour le reste ça dépend de nous, pas d’une quelconque fatalité. Un corps est un outil, vous vous feriez dicter votre conduite par un marteau ? Pourquoi l’accepter de votre corps dans ce cas ?

Il n’y a pas de fatalité, on part certes avec certaines cartes (talent inné, milieu social, etc.) mais le jeu dépend de nous. On n’a jamais vu des cartes jouer toutes seules au poker.

Le corps et l’esprit

Une petite réflexion suite à une conversation que j’ai eue hier et qui n’avait rien à voir avec les Arts Martiaux. Il était en fait plutôt question de régime alimentaire et du fait de pouvoir résister a la tentation. Le corps gagnerait donc face à la volonté ?

Je crois que c’est en fait applicable à toutes les situations, martiales ou non. Trop de gens se laissent dicter leur conduite par leur corps : J’ai faim je mange n’importe quoi, j’ai mal j’arrête de m’entrainer, etc. A se demander quelle est la place des gens dans leurs corps : pilotes ou simples spectateurs. A ma connaissance ce qui nous différencie des bêtes c’est notre capacité a ne pas réagir par pur instinct mais a diriger notre corps par notre esprit. Je fais des abdos, j’ai mal. Et ? Mon corps va décider quand arrêter parce que je perturbe son petit confort ? Ben voyons…

S’entrainer c’est avant tout savoir se faire mal et forger son mental. Le corps et le cerveau reptilien ne doivent agir d’eux-mêmes qu’en cas d’extrême urgence, pour le reste ca dépend de nous pas d’une quelconque fatalité. Un corps est un outil, vous vous feriez dicter votre conduite par un marteau ? Pourquoi l’accepter de votre corps dans ce cas ?

Il n’y a pas de fatalité, on part certes avec certaines cartes (talent inné, milieu social, etc.) mais le jeu dépend de nous. On n’a jamais vu des cartes jouer toutes seules au poker.

Sentir les tensions

Hier encore à L’Arnis, j’ai eu l’occasion de travailler avec un partenaire qui s’acharne à travailler en force (et surtout a ne pas écouter quand on lui dit que ca ne sert a rien). Il faut être clair, utiliser ses muscles superficiels ne sert à rien : si vous faites votre technique en utilisant uniquement vos bras et qu’elle passe, ça pourra être pour deux raisons :
- le bonhomme en face est mauvais
- vous faites 20 kgs de plus que lui

Dans les deux cas, c’est un pari risqué (a fortiori pour un chinois qui fait une tête de moins que moi). Si vous voulez embarquer un mec vers le sol, qu’est ce qui sera le plus simple : forcer avec vos gros bras ou l’entrainer avec votre corps. Personnellement 70kgs de corps contre peut être une dizaine de kgs de bras, j’ai fait mon choix.

Chose intéressante par contre, je peux maintenant non seulement sentir ses tensions quand il utilise ses muscles, mais du coup le contrer facilement. En effet, quand on utilise sa force contre quelqu’un, on ne peut pas le faire de façon multidirectionnelle, les vecteurs de force se dirigent dans un sens et non plusieurs. En partant de la on arrive a des choses passionnantes : sentir une tension et la direction qui l’accompagne permet de s’engager directement dans une autre direction, profitant du fait qu’un corps tendu réagira moins rapidement qu’un corps relâché. Le temps que mon partenaire dirige sa force dans ce nouvel axe il est déjà trop tard. D’un cote, je lui suis même reconnaissant d’essayer de travailler comme une brute, ca me permet d’accéder a de nouvelles sensations !

Les tensions donnent donc des indications très claires sur le partenaire : son placement, comment il génère sa force, dans quelle direction, quelles sont ses ouvertures. Qu’en est-il lorsqu’il n’y a pas de tensions ? C’est simple : déjà sans tensions le cerveau de la personne d’en face prend plus de temps à réagir. Pas d’agression, pas de réaction, tous les voyants restent au vert. Ensuite, s’il n’y a pas spécifiquement de tension au moment du contact, on ne sent pas une direction dans la force, donc pas non plus une direction pour la dévier. Enfin, en étant relâché il est beaucoup plus facile de passer d’une position a une autre et de « sentir » : rien ne bloque le message nerveux, quand il y a contact je peux agir directement sans être paralyse par le fait d’être trop contracté.

Stage de Kali Majapahit a Paris

L'affiche du stage, qui donne un peu plus de détails.

vendredi 5 juin 2009

Espada y Daga

L’Espada y Daga est dans les arts philippins la partie qui montre (je trouve) le plus le lien avec les conquistadores espagnols puisqu’il s’agit normalement d’une rapière et d’une dague.

Dans les styles philippins, on retrouve l’Espada y Daga le plus souvent avec un stick et un couteau, mais pourquoi pas avec une arme tranchante et longue a la place du stick (un Bolo par exemple). Dans mon style d’Arnis, l’Espada y Daga n’est pas enseignée, c’est donc malheureusement quelque chose que je travaille peu. Pour compenser, j’ai pu en voir un peu lors de mon séjour à Singapour.

Je trouve très intéressante cette pratique, probablement plus que toutes les autres armes d’ailleurs pour une raison bien simple : l’asymétrie. Une arme longue de percussion dans une main, une arme courte et tranchante (ou piquante) dans l’autre, ce qui implique des utilisations différentes et des distances différentes. Vous pouvez essayer : frapper d’une main et couper de l’autre est loin d’être évident. C’est pour moi clairement le principal intérêt de l’Espada y Daga, ca reprend les avantages du Sinawali (double bâton) qui travaille l’ambidextrie et l’asymétrie mais en allant un cran plus loin.

jeudi 4 juin 2009

Au mauvais endroit au mauvais moment…

Hier soir, après presque un mois d’absence pour diverses raisons (copains en visite a HK, boulot, Kali a Singapour), je suis retourne au JJb avec la ferme intention d’en prendre plein la gueule. Jusqu’ici vous allez me dire, tout va bien ! Oui, mais… le cours d’hier a été consacre a la compétition et cela dans toute son horreur :
- Échauffement léger
- Presque 1h30 d’explications sur comment on compte les points, ce qu’on peut / ne peut pas faire
- 1 combat a la fois pour voir comment on compte les points

La c’est ce qu’on appelle être frustre. Déjà parce qu’il faut bien l’avouer la compétition je m’en balance. Ensuite parce que les règles sont trop compliquées, et le faire d’avoir un prof qui bredouille à peine l’anglais n’aide pas. Et enfin surtout parce que - ceux qui me connaissent le savent bien - je n'aime pas le cote "interdit" des choses en combat. Je suis bien conscient que la il s'agit d'un sport et non d'un art martial, mais ça n'est pas une raison pour en rajouter (d'autant qu'il y a ÉNORMÉMENT de choses interdites)

Heureusement on a du coup fini un peu en retard et ajouter ainsi quelques combats supplémentaires. Malgré ça, je trouve quand même con d’avoir du quitter le boulot comme un voleur pour entendre parler règles d’arbitrage pendant 2h.

Plus qu’a espérer que je pourrais me libérer tôt ce soir pour évacuer toute cette frustration.

Stage de Kali Majapahit a Paris



Fred Evrard (cf mon précédent article) donnera un stage de Kali et Silat a Paris le week end des 27 et 28 juin.
Adresse : Gymnase Bretonneau, 7 rue Bretonneau, 75020 Paris, métro Gambetta.

Le stage sera organise par Michel Rozzi.
Pour plus d’infos : Michel Rozzi (m-rozzi@wanadoo.fr) ou www.kali-majapahit.com

Je ne connais pas le prix exact ni les horaires, en revanche je ne peux que vous encourager à y aller. Fred ne passe pas si souvent en France, il faut en profiter!

mardi 2 juin 2009

Kali Majapahit a Singapour

Après avoir lu le blog de Fred Evrard et de son tour du monde, avoir pas mal regarde son site et ses videos, j’avais envie d’en voir (et surtout d’en essayer) un peu plus. Je suis donc parti une semaine à Singapour pour assister à ses cours.

L’école
Le Kali Majapahit est un système d’arts martiaux philippins fonde par le sus nomme Fred Evrard et qui repose principalement sur :
- le Kali Sikaran
- l’Inayan Eskrima
- le Penchak Silat

L’école comprend aussi une partie sante (Hilot).

Contenu
J’ai eu la chance de bénéficier d’un passe droit toute la semaine et donc de pouvoir assister aux différents cours (débutants, intermédiaires, avances, Panuntukan, Hilot).

Cours débutants
Fred (ou ses assistants le cas échéant) nous ont fait travailler des exercices asymétriques pour rééquilibrer nos hémisphères cérébraux. On retrouve deux grandes familles d’asymétriques :
- dans l’espace : je fais des choses différentes a droite et a gauche
- dans le temps : je fais la même chose mais avec un ou plusieurs temps de décalage

Ce qui est terrible avec ce genre d’exos c’est que même quand on a réussi à passer le blocage et a les faire a peu près convenablement, chaque nouvel exercice nous ramène au point de départ… J’ai eu beaucoup de mal a les faire le premier jour, nettement moins le lendemain, ce qui est plutôt encourageant a défaut d’être pleinement satisfaisant. Egalement des exos d’asymétriques avec partenaire en utilisant les drills de Sinawali.

On a beaucoup travaille également sur les drills d’Inayan Sinawali (double bâton d’Inayan Eskrima). Ca m’a d’autant plus intéressé que mon école d’Arnis pratique finalement assez peu de drills, c’était donc complètement nouveau. Apres le Sinawali, applications a mains nues : classique dans les AMP, tout ce qui se fait avec armes peut se faire sans.

Cours intermédiaires

Drills de Sinawali et applications à mains nues également, mais aussi du Dumog (lutte) et des exercices plus ouverts en Sinawali : blocage et remise pour trouver son flow.

Cours avances

On a pas mal travaille sur les désarmements (bâton ou couteau). Ca tombe bien, je n’ai eu qu’un seul cours d’Arnis la dessus, mon école ne se focalisant pas franchement sur ce point. Certains désarmements sont classiques (en utilisant l’arme ou ses membres), d’autres moins (en tout cas pour ce que j’en connais) en utilisant le corps. Les techniques sont faites sur les 10 angles d’attaque, a droite et a gauche, avec le partenaire qui tient son arme a droite ou a gauche (voire prise classique ou pic a glace en couteau) : aucune possibilité n’est donc épargnée.

Le samedi nous avons également travaille un peu d’Espada y Daga (bâton et couteau), chose qui n’existe pas en Modern Arnis et qui m’intéresse beaucoup (notamment pour sa gestion des distances et l’asymétrie). Chose intéressante, on a travaille ces techniques inversant les armes mais en continuant à réfléchir comme un droitier : il ne s’agit donc pas de faire sa technique a gauche en miroir, mais d’adapter sa technique aux nouvelles armes et aux distances qu’elles imposent.

Panuntukan

C’est la boxe philippine, assez proche de la boxe thai mais plus orientée vers le combat de rue, on y retrouve pas mal de blocages avec les coudes et la jambe droite est placée devant car le Panuntukan vient du couteau (et la main armée est logiquement placée devant).

Pas grand chose à préciser la dessus, si ce n’est que la partie technique demande de travailler ses frappes de manière très compacte, en marquant peu les différences entre jab, crochet, uppercut, etc. Intéressant mais pas facile, surtout que garder la jambe droite devant n’est pas naturel pour moi.

Les cours se finissent par du sparring souple, avec plus ou moins d’armes utilisées (poings, pieds-poings-genoux, etc.) ou au ralenti pour sentir les ouvertures.

Hilot
J’ai fait deux cours orientes Hilot, le premier était uniquement centre sur les exercices asymétriques, le deuxième sur la respiration et comment augmenter sa capacité respiratoire. Dans les deux cas, c’était pas franchement évident…

Et pour finir j’ai eu le droit a un petit cours d’Inayan Serrada, qui se pratique en Solo Baston mais avec un stick relativement court. Un style pas évident parce qu’il va a l’oppose de ce qu’on a l’habitude de faire : il faut rentrer dans l’attaque pour la briser et éviter de passer en distance longue. On considère que le corps est coince dans une boite et que les mouvements doivent être réduits au maximum.


Conclusion

J’ai passe un très bon moment. L’équipe est très sympa et accueillante, Fred est comme je le pensais un excellent pratiquant, un bon pédagogue et une personne très sympathique, la salle est superbe, bref que du bonheur !

J’ai beaucoup aime la méthode, progressive et systématique qui fait que la progression est manifestement très bien encadrée. Au final le seul point négatif que je vois c’est l’emplacement : Singapour ça fait quand même une trotte depuis HK.

vendredi 22 mai 2009

Un probleme de taille

Cette photo date du dernier entrainement d'Arnis, dimanche. J'avoue avoir eu un choc en la voyant, j'ai beau savoir que je suis plus grand que la moyenne locale, sur cette photo j'ai l'impression d'être un géant!



Désolé pour le manque d'articles en ce moment, je me suis peu entraine ces derniers temps. Je pars lundi a Singapour, j'aurais surement des choses a raconter après.

jeudi 14 mai 2009

Okinawa : a la naissance du Karaté

Pas de pratique martiale dans cet article, juste un bref retour sur mon séjour de quelques jours a Okinawa, ou j’ai pu aller dans les trois lieux mythiques du Karaté : Naha, Shuri, Tomari. Aujourd’hui les trois villages font partie intégrante de la ville de Naha. Le château de Shuri a été reconstruit et le port de Tomari existe toujours bien que plus moderne qu’avant.

Avant toute chose un bref retour historique. Ces trois villages sont à l’origine d’écoles différentes, ayant des principes différents (même si le Shuri-Te et le Tomari-Te reposent sur les mêmes origines). Naha était un village qui commerçait avec la région du Fujian au Sud de la Chine. Compte tenu de la topographie de la région (montagneuse), les styles du Fujian utilisent beaucoup plus les membres supérieurs pour ne pas mettre en danger leur équilibre. Shuri et Tomari ont bien sur été influences par ces styles mais également par ceux du Nord de la Chine (région plus plate) puisque les officiels chinois venaient au Château de Shuri, en passant par le port de Tomari (ou certains gardes du corps restaient). On retrouve donc dans ces styles une plus grande utilisation des jambes et des jambes souvent plus écartées.

N’étant pas un spécialiste de la question, je n’irais pas plus loin pour éviter de propager des erreurs. Je ne peux que recommander l’excellent livre de Lionel Lebigot : « Karaté d’Okinawa : Les sources du Fujian » pour en savoir plus. C’est a ma connaissance le meilleur ouvrage en langue française sur la question.

Pour finir deux photos du célèbre château de Shuri : une célèbre et une prise ce week end (pas eu le temps d'effacer les échafaudages, désolé).



lundi 4 mai 2009

Quelques progrès

Je me suis pas mal entraine samedi et j’ai pu sentir quelques progrès intéressants, notamment le matin avec Fred. Nous avons travaille des exercices qui viennent du Systema, en particulier des absorptions de poussées et des réponses instinctives, relâchées et visant à déstructurer son partenaire sans force.

J’ai senti beaucoup moins de tensions dans mon corps que d’habitude, ce qui m’a permis de fournir des réponses plus rapides et plus simples. Je ne suis pas encore à ce que je voudrais obtenir mais je ressens déjà un net mieux. Je sens mieux mon corps et j’ai l’impression d’avancer de plus en plus vite. Surement des blocages qui disparaissent.

L’entrainement de l’après midi était axe sur le couteau. Intéressant mais j’ai malheureusement passe tout le cours avec un partenaire trèèèèèès long a la détente. Plus fatiguant mentalement que physiquement. Surtout quand son niveau d’anglais ne facilite pas les explications…

Dimanche j’ai aussi trouve mon nouveau joujou d’entrainement au marche de Temple Street : une magnifique lampe torche tactique (je mettrai une photo prochainement). Bien pour frapper et pour aveugler (je me suis auto aveugle, je peux confirmer, ca marche)

mercredi 29 avril 2009

Du JJB avec frappes

Pour la première fois j’ai travaille du JJB avec des frappes. Ca n’a pourtant pas grand chose de surprenant quand on sait que la discipline a gagne ses lettres de noblesse en MMA au cours des premiers UFC. Donc pour une fois, un cours axe plus MMA que JJB pur.

On a commence par des techniques debout :
- contre coup de poing du droit en avançant : coup de pied d’arrêt puis ramassement des jambes
- contre un jab, coup de pied d’arrêt et poussée sur la jambe avant avec blocage avec sa jambe droite (pas très clair tout ca). Bien sur en suivant au sol

Ma première réflexion en voyant ca, c’est que si y avait pas de tatami, je n’aurais plus de genou… un peu dangereux en self ces ramassements de jambe.

Apres ca on est passe à des techniques quand on tient son adversaire dans sa garde et qu’il nous frappe au visage. La façon de bouger est proche de ce qu’on fait sans frappes et les blocages proches de ce qu’on fait en Arnis. Bref c’est cool, je me sens moins perdu que d’habitude.

J’ai bien aime travailler ce genre de techniques, n’étant pas particulièrement intéressé par l’aspect sportif, le fait de rajouter des frappes de temps a autres me permet de me rapprocher un peu plus de ce que j’aime bosser : la self. Bien sur ca n’est toujours pas de la self, ca reste un cadre sportif, mais en élargissant les règles on s’en rapproche déjà un peu plus et ca évite de rester coince dans son carcan.

vendredi 24 avril 2009

Quelle semaine!

Je suis allé m’entrainer 3 soirs de suite au JJB et je dois dire que je suis plutôt content du résultat. Déjà sur l’ensemble de mes combats contre d’autres ceintures blanches, je n’en ai perdu aucun et j’en ai même gagne trois. Ensuite que ça soit contre eux ou des grades j’ai pu placer des contres intéressants que j’ai vus depuis que je suis à Wanchai. De toute façon il faut être clair, tout ce que je sais faire je l’ai appris ces dernières semaines.

En revanche, le fait de ne connaitre que ces quelques techniques pose quelques problèmes. Un exemple : hier en combat contre un ceinture bleue, je suis pris dans sa demie garde (une jambe donc). Pas de problème, j’ai vu une technique pour sortir la veille. Je commence a faire ma technique, mon adversaire explose de rire en disant « Yesterday ». Ben oui, qu’est ce que tu veux, je connais que celle la… Forcement, je me suis fait contrer du coup, ca me rend très prévisible. Mais il faut être réaliste, il a beaucoup plus d’expérience que moi et donc son corps réagit plus facilement a toutes ces techniques. Peu importe, l’expérience vient en s’entrainant, et manifestement l’entrainement commence à porter ses fruits. Un ceinture marron est aussi venu me donner des conseils a la fin du cours, il m’a notamment conseillé de bouger plus. J’avais déjà fait quelques efforts la dessus, mais je vais essayer.


Autre élément intéressant du dernier cours : la méthode d’entrainement. Et ça recoupe en partie mon article sur le fait de sortir des sentiers battus. En effet, nous avons commence le cours par deux exos assez sympas. Dans le premier, les deux adversaires ont une main coincée dans leur ceinture, l’un est en garde au sol, l’autre doit passer sa garde. Gestion de son équilibre, de son poids de corps. Très très bon. Deuxième exo : assis avec son adversaire dans le dos. L’un doit passer une soumission, l’autre doit se retourner. A chaque fois, en cas de succès on change les rôles. Vraiment sympa, ça change et ça permet de bosser des points très spécifiques.

C’est tout pour le JJB cette semaine. Ce soir on va acheter des pattes d’ours avec Fred : j’ai besoin de travailler mes enchainements de frappes.

jeudi 23 avril 2009

Des strategies differentes

C’est un sujet qui est très souvent évoqué, notamment dans la guerre (stupide) qui oppose JJB et Judo. Et bien hier, j’ai eu un exemple très parlant de cette différence de stratégie. Comme chacun sait, le JJB est axe sur le sol même s’il possède des projections, tandis que le Judo est axe sur la projection et la recherche du Ippon même s’il travaille le sol.
Nous avons donc travaille en JJB une sorte de Kata Guruma mais attention pas de n’importe quelle façon : le genou proche de l’adversaire au sol, on le charge sur les épaules avant de le renverser DEVANT soi et de contrôler le corps avec :
- un bras qui contrôle le bras
- l’autre bras qui contre la jambe
- le genou qui vient contrôler au niveau des cotes

Rien à voir avec un beau Kata Guruma a la mode Judo, et pourtant pas moins bon. Pas adapte pour mettre un Ippon certes, mais en revanche taille sur mesure pour travailler au sol.

C’est un exemple parmi tant d’autres et qui va plus loin que les différences entre Judo et JJB. Chaque art possède ses propres stratégies, et en fonction de ça ses propres techniques et formes de corps. Reste a savoir si c’est le style qui influence la forme de corps ou le contraire… je vais pas me mouiller, je vais dire que c’est les deux.

Kata Guruma en forme Judo

mercredi 22 avril 2009

Bonnes nouvelles

J’ai l’impression de commencer a mieux ressentir le JJB. J’en veux pour preuve le dernier cours :
- j’ai placé deux soumissions a mon copain allemand
- j’ai évite de me faire soumettre par un ceinture blanche (nettement) plus expérimenté que moi
- bien évidemment je me suis pris des branlées dans mes deux combats contre Henry

Mais surtout, parce que gagner ou perdre n’a pas une grande importance dans mon évolution : j’ai réussi à placer deux sorties (une contre étranglement après prise du dos et une contre juji gatame), sorties que nous n’avons pas travaillées mais qu’Henry nous a juste montre rapidement pendant le cours. Il a d’ailleurs été surpris quand je lui ai passe pendant le combat!

Il y a donc plutôt du bon dans tout ca, je ne suis pas encore vraiment capable de passer une soumission convenable et construite mais j’améliore mes capacités à survivre. C’est l’essentiel.

lundi 20 avril 2009

Sortir des sentiers battus

Chaque système propose ses propres méthodes d’entrainement, en fonction de plusieurs critères :
- sa stratégie globale
- ses principes
- la forme de corps recherchée
- finalement, le point ou l’on souhaite arriver et faire arriver ses élèves

On trouvera par exemple des Uchi Komi en Judo, des Kihon Waza en Karaté, des sparrings dans un cadre particulier selon le style, etc. Tout au final pour progresser le mieux possible dans sa pratique.

Le problème (car il fallait bien qu’il y en ait un) c’est qu’autant c’est tout a fait adapte a un sport de combat, autant ca l’est moins pour un art martial. En effet, dans un SdC on forme un individu pour qu’il combatte dans un cadre précis qui n’est pas amené à évoluer. Apprendre à un boxeur d’anglaise à mettre des coups de genoux n’a aucun intérêt s’il n’a pas le droit de s’en servir…. Dans un AM, le contexte est différent pour deux raisons principales :
- il n’y a pas de règles
- le bonhomme d’en face n’a pas forcement la même pratique

Autrement dit, il serait logique de pouvoir réagir a des stratégies différentes des siennes (j’imagine d’ailleurs mal deux personnes du même style s’affronter). Or pour lutter contre un autre style, il est toujours préférable de le connaitre, ou au moins – parce qu’il est franchement délicat de tout connaitre – de pouvoir réagir a des situations peu conventionnelles.

C’est de ce point de vue la que je trouve le Systema particulièrement intéressant : ne pas se reposer sur la technique mais sur une façon naturelle de se mouvoir, s’entrainer en se mettant soi-même dans des situations pourries pour apprendre a réagir spontanément.

Spontanément, pour moi c’est le maitre mot de la phrase. Le point essentiel qui n’est pourtant pas celui que l’on travaille en général. Pour réagir spontanément et non en de façon automatique, il faut sortir des sentiers battus. Pour ca on peut aller voir ce qui se passe ailleurs, ou chercher par soi même. Actuellement j’ai quelques idées pour travailler ca, mais pas encore suffisamment développées : il va falloir travailler dessus.

L’autre intérêt a mon avis c’est que ca permet de mieux comprendre sa discipline. Une école d’AM n’est pas créée pour que ses élèves s’en mettent plein la tronche entre eux, mais pour affronter d’autres écoles. Autrement dit, apprendre à réagir contre des éléments improbables doit avoir une place prépondérante dans une pratique martiale.

Quasiment une page a parler dans le vide… je m’arrange pas.

Eliminer ses tensions

Bien oblige de l’avouer, je me suis mal entraine hier. 2h30 d’Arnis, pendant lesquelles j’ai été d’une part fatigue, d’autre part beaucoup trop tendu. J’ai senti mes tensions, notamment dans les épaules, pendant quasiment tout le cours et je n’ai jamais réussi a vraiment me relâcher. J’aimerais penser que le fait d’avoir travaille avec quelqu’un d’encore plus tendu que moi en est la cause, mais je ne pense malheureusement pas qu’il faille aller chercher si loin. Du coup je perds du temps, j’utilise trop de force, tout ca pour un résultat en dessous de ce que je pourrais obtenir.

Même si j’ai beaucoup progresse sur ce point la, je fais encore régulièrement des rechutes. Il va falloir trouver un moyen de régler ce problème de manière plus durable. Si quelqu’un a des idées pour arranger ca, je suis preneur.

vendredi 17 avril 2009

Rencontre avec Spiderman

La semaine dernière Henry m’avait dit : «si tu viens jeudi, tu verras Silvio, c’est le mec le plus fort que je connaisse ». Et ben j’ai pas été déçu. A la fin du cours, j’ai fait un combat avec Silvio et j’ai eu l’impression d’être face a Spiderman : non seulement il est rapide et technique, mais en plus de ca extrêmement souple et a une façon de bouger tout simplement hallucinante ! Il arrive a se foutre tout seul dans des positions merdiques, et a reprendre le dessus dans la seconde qui suit, tout ça avec un sourire jusqu’aux oreilles !

J’ai en plus de ça beaucoup apprécie ses qualités pédagogiques : en combat non seulement il laisse bosser son partenaire (vaut mieux, j’ose pas imaginer le calvaire sinon), mais il m’a aussi donne pas mal de conseils pour mes déplacements et pour sortir de la garde.

A la fin du cours il m’a gratifie d’un « Keep training man ! », pas de problème je comptais pas arrêter !

jeudi 16 avril 2009

JJB – Tout n’est pas perdu

Hier le cours de JJB était donne par une ceinture bleue en l’absence des professeurs habituels. On a commence par un bon échauffement, bon dans le sens ou on a effectue beaucoup de déplacements très différents au sol, qui m’ont parfois montre a quelle point ma motricité au sol était à améliorer.

On a ensuite bosse sur des techniques pour sortir de la position de la tortue. Ca tombe bien, c’est une position dans laquelle je me retrouve fréquemment (une mauvaise habitude que j’ai du garder sur peu de judo que j’ai fait). On est parti d’un renversement simple, qu’on a fait varier par la suite en fonction des réactions de l’adversaire. J’ai bosse avec un allemand très costaud, ce qui a eu l’avantage de m’obliger a bien faire les mouvements : avec probablement 20 bons kilos d’écart, quand c’est pas net, ca marche pas !

On est ensuite passe aux combats. J’ai fait le premier contre l’allemand en question, et miracle j’ai réussi à le soumettre. Je suis d’autant plus content que même s’il était lui aussi débutant, il était très puissant.
Combat suivant contre un mec avec qui j’avais bosse la dernière fois et qui portait une ceinture verte (ceinture qui n’existe pas en JJB, il la tient du Judo je crois). Je ne sais pas quel grade il a en JJB, mais ce que je sais c’est qu’il a réussi a soumettre la ceinture bleue qui donnait le cours (et croyez moi, même par hasard un débutant ne soumet pas une ceinture bleue). Sans surprise il m’a mis une pâtée. J’ai essaye quelques trucs, mais je me suis rapidement fait contrer.
Dernier combat contre une ceinture blanche, pas mauvais. Il m’a d’abord passe une première soumission assez rapidement. Sur la suite, je suis assez content, j’ai pu placer quelques bons déplacements, je me suis sorti de situations pourries pour me retrouver dans des positions nettement meilleures (position montée entre autres, prise du dos) mais mon manque d’expérience m’a vite ramené sur terre et je n’ai pas réussi a conclure a partir de ces positions.

Tout n’est donc pas perdu puisque j’ai réussi à placer une soumission et à réaliser quelques bons mouvements. Bien sur dans la plupart des cas je n’ai pas conclu, mais ca n’est pas ma priorité. Tout d’abord il me faut apprendre à bouger et a passer d’une situation a une autre, de préférence sans me faire soumettre. Ensuite, l’apprentissage des techniques me permettra de finaliser. Le tout c’est de ne pas être trop pressé.

mercredi 8 avril 2009

JJB – 2eme cours a Wanchai

Cette fois le cours est donne par Henry, fondateur du club et ceinture violette. La physionomie du cours est très différente de ce que j’avais eu avec Xandinho, ou même la semaine dernière avec Daniel.

Apres un échauffement classique, on est passe a des drills, qui sont pour la première fois depuis que je fais du JJB des techniques simples. Jusqu’ici c’est toujours très complexe, aujourd’hui le travail se fera sur des changements de position depuis la position montée (a califourchon sur le partenaire donc). Plusieurs exercices en réaction a une action du partenaire : celui-ci cherche a se dégager en nous éjectant par-dessus sa tête ou en échappant les hanches. On s’adapte en passant en contrôle sur le cote (Yoko Shio Gatame, Hon Gesa Gatame), en passant un triangle choke (Sankaku Jime) depuis la position au dessus, en passant d’un cote a l’autre avec le contrôle du corps du partenaire avec son genou sur le ventre, etc.

On passe d’une position a l’autre comme ca, pour apprendre à réagir dans toutes les situations, créer des automatismes, et surtout être capable en combat de créer des opportunités par le mouvement. J’ai beaucoup appris hier, j’avais définitivement besoin de travailler les bases.

On a ensuite fait un combat à thème : l’un part en position montée, l’autre essaie de sortir. Celui en position montée doit bouger pour maintenir l’autre au sol. En cas de renversement on change. J’ai réussi (miracle) a passer une soumission par Juji Gatame, mais comme c’était pas le but de l’exercice, je vais devoir laisser ma fierté de cote.

Ensuite on a fait 2 combats chacun (ce qui est peu je l’avoue), a défaut d’autre chose j’ai réussi a ne pas me faire soumettre… C’est pas génial mais c’est mieux que rien. Après tout, les AM c’est avant tout ne pas perdre non ? J’ai aussi malheureusement luxe un pouce a un ceinture bleue qui n’en demandait pas tant…Il était en dessous et me tenait le poignet pour bloquer mon bras, j’ai fait un Te Hodoki classique et ca a fait « plop ». Le fait d’être au sol a du bloquer la mobilité de sa main. Bref c’est con et ca m’emmerde un peu, le pouce avait pas l’air d’être allé bien loin, j’ai l’impression qu’il est re rentre directement. J’espère en tout cas que ca n’est pas grand-chose.

Un cours très intéressant donc, avec un vrai retour sur les bases de la mobilité au sol. Dans l’ensemble j’aime bien ce club, les gens sont sympas, le travail est plus technique avec moins de combats, et pour le moment mon peu de technique fait que combattre ne m’apporte pas grand-chose.

lundi 6 avril 2009

Une violence nécessaire?

Je regardais le film The Killing Machine ce week end, qui retrace la vie de So Doshin, fondateur du Shorinji Kempo et je me posais cette question: une pratique violente est elle un pré requis pour une pratique martiale, même plus douce ?

En effet, les exemples de maitres devenus des symboles de paix, d’amour, de gentillesse et de tout ce que vous voulez, qui sont passes par une étape guerrière ne manquent pas.

En tête de liste, Morihei Ueshiba, fondateur de l’Aikido, art de paix et d’amour. Lui-même avec ses discours mystiques et sa grande barbe blanche a l’air d’une homme de paix plus que tout autre. Pourtant sa pratique de base était du Daito Ryu Aiki Jujutsu auprès de Sokaku Takeda, qui n’était pas un tendre. Avant son illumination en 1924, Ueshiba avait une pratique dure : d’abord soldat en Mandchourie pendant la guerre russo-japonaise, il a également nomme son premier dojo le « Dojo de l’Enfer », tout un programme…

Non moins célèbre, Miyamoto Musashi quelques siècles auparavant. Guerrier et fin stratège qui a traverse le Japon pour affronter au sabre (souvent en bois) les plus grands de son époque. Il a tue son premier homme a 13 ans a eu de nombreux duels jusqu'à ses 30 ans. On ne lui compte que des victoires et un match nul. Passe 30 ans, il a arrêté les combats et s’est intéressé à l’Ikebana et à la calligraphie.

So Doshin était un espion pendant la seconde guerre mondiale, ultra-nationaliste, il a beaucoup combattu après la guerre, n’acceptant pas la défaite du Japon. Le Shorinji Kempo est cependant très teinte de philosophie bouddhiste. Cela dit j’ai peu d’infos sur lui, et je ne suis pas sur qu’il soit devenu un mystique, sa discipline étant restée assez dure.

Hiroo Mochizuki lui-même, dont la gentillesse et l’humilité sont incroyables, avouait dans un article que plus jeune il était un voyou et avait participe a de nombreuses rixes.

J’en suis donc à me demander dans quelle mesure on peut appréhender l’aboutissement de leurs recherches sans le chemin qui a été parcouru. Est-il possible de comprendre l’Aikido en passant directement à cette phase d’harmonie ? Dans le cas contraire, comment faire ? Le combat sur un ring (n’en déplaise a certains) ne reste qu’un jeu et n’est pas comparable a ce qui a pu se faire a cette époque) et les duels armes de nos jours ne sont pas monnaie courante (heureusement d’ailleurs). De plus, la formation d’un guerrier ne prend pas en compte sa longévité, il s’agit d’une survie de groupe pas individuelle. Si le guerrier est invalide à 35 ans a cause de son entrainement, on le remplace par un jeunot…

Si quelqu’un a des éléments de réponse, je suis preneur.

Defense contre couteau

Samedi matin, on a travaille des défenses contre couteau avec plusieurs armes:
- double bâton
- simple bâton
- mains nues

L’avantage des bâtons est clair, a défaut de trancher, on gagne en allonge et on peut percuter la main qui tient l’arme sans rentrer dans la zone dangereuse. Avec bâton on a donc uniquement travaille des défenses par blocage + frappes. Aucune technique compliquée, il s’agit d’une lame on ne va pas prendre de risque.

Nous avons utilise trois « blocages » - je mets le mot entre guillemets parce qu’il s’agit avant tout de percuter la main armée – cadena, gunting, crusada. Les attaques sont diverses et utilisent différents angles. Avec un seul bâton, on ne frappe bien sur qu’avec celui la, la main libre n’est pas utilisée. Une fois la frappe sur le membre réalisée, on enchaine les frappes, ce qui permet également de faire travailler le flow. Comme souvent les cibles privilégiées sont le bras arme et la tète. Ce qui n’empêche pas de frapper ailleurs si c’est possible (genoux notamment).

J’ai eu la chance de travailler avec un partenaire complètement a la ramasse. Quand j’avais le couteau, celui-ci se mettait hyper loin pour ne pas être distance, puis se plaignait que j’avançais trop (fallait bien rattraper la distance) pour le toucher et que du coup il n’avait plus la place de faire sa technique… J’ai essaye vainement de lui faire comprendre que si mon couteau s’arrêtait a un mètre de lui, il n’avait pas besoin de se défendre, mais manifestement ca l’a pas convaincu. Je n’ai pas insiste et je lui ai donc fait des attaques pourries hors distance, ce qui manifestement lui a fait très plaisir. D’un point de vue pédagogique, j’aurais tendance à préférer le fait de commencer doucement et d’accélérer au fur et a mesure plutôt qu’aller vite sans être a distance, mais il est possible que je sois un gros fasciste intolérant j’ai donc décidé de me soigner.

Bien entendu, j’ai beau me soigner, je me suis remis a distance de lame quand ce fut mon tour de me défendre

Autre exercice intéressant (avec ou sans armes) : remplacer les blocages par de simples touches, ce qui permet de travailler son contrôle et sa précision. Ca permet également d’être plus rapide en mettant moins d’intention. Un excellent exercice de sensibilité.

A mains nues, on a applique les principes travailles avec bâtons. Je dis bien les principes et les techniques puisque dans un premier temps le prof nous a fait une dizaine de « propositions » en partant des blocages de base et en nous disant de chercher par nous-mêmes. Un travail très intéressant, qui permet vraiment de sentir ses techniques et de chercher. On a également travaille avec réaction du partenaire : il pique a la gorge, je contrôle par gunting a l’extérieur, il coupe au corps (vu l’angle, le choix est limite). La défense doit donc tenir compte des possibilités d’enchainement. Une attaque unique avec un couteau, ca n’arrive pas.

On a ensuite fait un retour sur quelques techniques de contrôle, en gardant à l’esprit que rentrer une clé contre un couteau c’est assez utopique. L’intérêt c’est surtout d’adapter les principes et de travailler avec une distance plus longue. Mon partenaire m’a refait des siennes en m’expliquant que les techniques démontrées ne marchaient pas toujours bien, en joignant le geste à la parole. J’ai vainement essayé de lui expliquer qu’il la faisait a l’envers, mais il a dit « oui oui » et a refait la même chose. Le problème a mon avis dans ces techniques, c’est le timing, pas la technique en elle-même. La technique est bonne, encore faut il pouvoir la placer en état de stress, pris par surprise. En attendant c’est un excellent exercice pour travailler la sensibilité.

dimanche 5 avril 2009

Quelques pistes...

Aujourd'hui j'ai la flemme de taper quelque chose de consistant, donc faut attendre demain. Pour compenser, voici quelques vidéos de disciplines auxquelles je m'intéresse en ce moment pour leur façon de mobiliser le corps


Systema


Un art "millénaire" russe dont la méthode repose sur un travail de la respiration, la spontanéité, le fait de se mettre tout seul dans des situations délicates. En plus de la méthode qui est très intéressante, il y a un travail très intéressant de frappes en profondeur et de travail sur la structure


Silat


Art indonésien, il en existe des dizaines de différents, mais j'ai pris celle là parce que j'aime beaucoup les techniques sur les genoux. J'adore la forme de corps du Silat, très ronde, fluide et qui dégage beaucoup de puissance. Plus ça va, plus les styles du SE Asiatique me séduisent. J'espère avoir l'occasion de croiser quelques pratiquants quand j'irai faire un tour au fin fond de l'Indonésie, mais j'ai peur que ça soit pas gagné...

jeudi 2 avril 2009

Repartir de zero

On a beau dire qu’on vide sa tasse en passant à une autre discipline, on ne redevient que très rarement un vrai débutant. J’ai eu la chance de commencer par une discipline très complète debout sans armes, incluant donc frappes, clés, projections, étranglements, sutemis, points de pression. Du coup, lorsque je passe à une discipline travaillant debout a mains nues, même si les stratégies ou les formes de corps sont différentes je ne suis jamais complètement perdu. Même en Arnis, qui inclue un gros travail d’armes, j’ai rapidement trouve mes repères car j’ai une idée de la façon d’appliquer des techniques debout. Ca ne veut pas dire que le travail de l’Arnis m’est évident, juste qu’en quelques mois, je sens que j’ai déjà choppe quelques éléments. Ca a été la même chose avec l’Hapkido : des stratégies différentes mais au final le passage de l’un a l’autre était assez fluide.

En JJB, en revanche je suis revenu au point zéro, comme si je n’avais jamais rien pratique. C’est très déstabilisant : je n’ai aucun repère et je ne parviens pas à passer quoi que ce soit. Du coup la ou debout je ne réagis plus qu’en termes de principes, au JJB je reviens a la base et je ne cherche pour le moment qu’a apprendre les techniques. Tant que je n’ai pas assimile assez de techniques et que je ne les ai pas appliquées en combat, je ne serais pas capable d’en dégager les principes sous jacents.

C’est une sensation très bizarre : toutes ces années d’entrainement pour rien. Des que je suis au sol, contre un type avec juste un an ou deux d’expérience, je ne peux plus faire grand-chose, tout ce que j’ai pu apprendre ne me sert a rien… Au final c’est rafraichissant aussi, de sentir qu’on peut retrouver totalement son âme de débutant et se débarrasser de ses filtres. Maintenant faut juste réapprendre a assumer le fait que faire rentrer quelque chose dans son corps, c’est long

JJB – Cours à Wanchai

Chose promise, chose due. Mon prof de JJB étant reparti au Brésil pour des raisons de sante, je suis allé m’entrainer hier dans un autre club à Wanchai. Le cours a été créé et est tenu par Henry, ceinture violette de JJB et pratiquant assidu d’autres disciplines (notamment Goju Ryu). Tous les mercredis un ceinture noire vient faire le cours. Les autres cours sont assures par lui. Sur le papier j’avais un peu peur de la durée des entrainements : s’il avait fallu tenir 2h au rythme ou on allait dans l’autre club, j’aurais surement fait une attaque.

Je suis arrive un peu avant 19h, et j’ai trouve une salle assez petite (comme souvent ici) mais très chaleureuse, avec notamment des photos partout sur les murs. J’aime bien ce genre d’endroits, sans prétention, mais ou on sent tout de suite une bonne ambiance et que ca bosse bien.

Dans l’ensemble, le cours a été très différent de ce que j’avais avec Xandinho.

Déjà l’échauffement a été plus long et moins dur physiquement, à base de course, roulades, exos au sol, abdos, étirements, rien à voir avec le ¼ d’heure axe pompes/abdos/renforcement de la nuque habituel. Plus long et moins dur donc, nettement moins axe sur le renforcement musculaire

Après on passe a la partie technique. La aussi grosse difference. Jusqu’ici j’apprenais une technique, voire deux par cours. Hier on a vu :
- 1 amenée au sol
- 1 passage de garde
- 1 retournement
- 1 soumission

Un travail complet donc.

Ensuite est arrivée l’heure des combats. Ils durent 4 minutes et on tourne compte tenu de la place. Les combats commencent debout (dans l’autre club on commençait souvent au sol a cause du manque de place). La aussi, j’ai trouve ca moins physique. J’ai fait 3 combats : contre les deux profs et contre un ceinture blanche avec 4 barrettes (donc bientôt bleue apparemment). Je n’ai pas morfle contrairement a d’habitude, non pas qu’ils ne pouvaient pas me mettre une raclée, mais qu’ils se mettaient juste un cran au dessus de moi a chaque fois pour me laisser bosser. Ca change des combats de survie habituels.

Dans l’ensemble, j’ai trouve le cours plus axe technique que physique. On a fait moins de combats (3 seulement en ce qui me concerne alors qu’avec Xandinho on était toujours au moins a 5 combats de 5 min, parfois beaucoup plus) et ceux-ci étaient moins durs. J’ai senti après le cours que je n’étais pas aussi mort et que je pourrais me déplacer le lendemain.

Autre chose très agréable, et suffisamment rare pour le souligner, quand je lui ai demande combien je lui devais pour le cours, il m’a dit que c’était bon et que je paierai la prochaine fois (en France c’est classique, mais ici un local qui refuse de l’argent quand on lui en propose c’est pas courant).

En bref j’ai beaucoup aime. Je vais donc continuer à m’entrainer la en attendant que mon club ramène un nouveau prof. J’espère que ca me permettra de progresser. Dans tous les cas, expérimenter des méthodes et des personnes différentes ne peut être que bénéfique.

mardi 31 mars 2009

JJB - la raison du silence

Comme mes deux lecteurs l'auront remarque, je n'ai pas parle de mes entrainements de JJB depuis longtemps. Alors non ca n'est pas parce que j'ai soudainement honte de me prendre des branlées, c'est parce que suite a des pépins de santé (post combats professionnels d'après ce que j'ai compris) le prof a du repartir au Brésil. Pour l'instant le club negocie l'arrivee d'un nouveau gradé mais ca peut prendre un peu de temps.

Du coup j'ai contacté un autre club, le prof n'a certes pas la même célébrité et le même niveau que Xandinho mais vu que je suis une brêle ça ne devrait pas changer grand chose. En plus de ça il a l'air sympa et invite régulièrement des gradés pour faire progresser ses élèves et lui même. J'irai des demain soir, ça risque de me faire bizarre après tout ce temps, d'autant que la les cours durent 2h...

lundi 30 mars 2009

Bangkok – Le Lumpinee

Pour une fois il ne s’agit pas de ma pratique, mais d’un retour sur mon passage au Lumpinee de Bangkok samedi soir. Le Lumpinee existe depuis le 8 décembre 1956 et est le stade le plus célèbre de Muay Thai a travers le monde, notamment grâce aux champions qu’il a découverts. Etant a Bangkok pour le week end, je ne pouvais pas rater une occasion comme celle la.

Je m’attendais à un stade complètement rénové : il n’en est rien. Comme souvent dans ce pays, le stade a un cote très roots. Vieux bâtiment, grands ventilateurs au plafond, l’armée partout (l’armée dirige le stade en fait). C’est un des rares endroits du pays ou les paris sportifs sont autorises, et ils s’en donnent a cœur joie. Derrière les sièges en ringside ou se trouvent les farangs (étrangers) se trouve la fosse dans laquelle les thais parient.

J’ai été assez surpris par les gabarits et la jeunesse des combattants. Ceux que j’ai vus n’étaient surement pas majeurs et semblaient plutôt avoir 15 ans. Les catégories de poids allaient de 100 à 126 lbs (45 à 57 kgs). Par contre ca va vite et ca tape dur, peut être même un peu trop pour leur âge mais c’est un autre problème. Chose amusante, l’arbitre a lui une taille et un poids plus habituels et donne l’impression d’un père de famille qui sépare ses gamins.

Au final ça reste un beau spectacle, avec tour du ring et danse traditionnelle des combattants avant chaque combat. J’ai pris quelques photos, je les mettrai en ligne plus tard.






mardi 24 mars 2009

Quel est le meilleur art martial ?

Un article sur la question, parce qu’on nous la pose sans cesse quand on a pratique un peu. C’est souvent la deuxième phrase qu’on entend après celle sur le l’invulnérabilité (bien connue et je dirais même évidente) de tout ceinture noire.

Alors la réponse est facile, je ne vais pas me mouiller : il n’y en a pas. Déjà ca veut dire quoi « le meilleur » ? Le meilleur pour moi ? Le meilleur dans l’absolu ? Chaque méthode de combat (au sens large) a une stratégie qui lui est propre : un bateau est il plus efficace qu’un char d’assaut ? Faut voir…

Plusieurs éléments sont à prendre en compte : des critères personnels (âge, souplesse, condition physique), des critères contextuels (sport, self défense, guerre civile, champ de bataille).

Dans le cas d’un sport de combat c’est facile, le contexte est géré par des règles. On a deux adversaires avec un certain nombre de techniques autorisées, le plus souvent des catégories de poids. Si on est dans un contexte sportif, selon la liberté donnée par les règles, un style est plus ou moins avantage. Un boxeur d’anglaise aura du mal dans un combat de boxe thaï, et réciproquement. Les premiers UFC ont démontré un avantage net des disciplines de préhension, amenant l’avènement du JJB. Est-ce que ca veut dire que les styles de préhension sont supérieurs aux styles de percussion ? Non, juste qu’ils sont plus adaptes a ce contexte : c’est toujours plus simple d’amener quelqu’un au sol que de le forcer à combattre debout. En revanche combattez au sol contre plusieurs adversaires, vous allez voir si c’est toujours « supérieur ».

Dans le cas de self ou de choses un peu plus guerrières, les différents AM présentent des stratégies différentes, avec des panels techniques en conséquence. Pas de supériorité la dedans si ce n’est celle du combattant. Parfois une supériorité de contexte : a distance d’1 km un sniper aura toutes ses chances face a un pratiquant de couteau, a distance d’1m, c’est moins sur…

Apres les méthodes sont différentes et peuvent donner des résultats plus ou moins rapides. Certains AM feront travailler les formes très longtemps et nécessiteront plusieurs années de travail assidu pour obtenir une quelconque efficacité. Au contraire certaines méthodes de self s’apprennent très rapidement en rentrant tout de suite dans le vif du sujet. Quand on y regarde de plus près, on voit souvent plus de différences entre deux pratiquants d’un même style qu’entre deux bons pratiquants de styles différents.

lundi 23 mars 2009

Le Palm Stick ou Dulo-Dulo


C’est probablement mon arme préférée parmi celles que j’étudie en Arnis (ou tout au moins celle avec laquelle je suis le plus a l’aise). Elle a en effet l’avantage d’être très courte et facilement transportable, remplaçable le cas échéant par un stylo tactique ou une petite lampe torche. L’autre avantage pour moi, c’est que c’est l’arme qui se rapproche le plus d’un travail a mains nues : elle est très courte et non tranchante ce qui fait que la distance de travail n’est pas modifiée et la tactique est sensiblement la même.

Cela dit, cette arme présente quand même de nombreux avantages. Déjà en termes de dureté : on peut frapper plein pot au visage, l’arme présente une faible surface très dure, ce qui offre des avantages non négligeables. Pour peu qu’on choisisse un modèle avec des bouts pointus, ca peut faire de bons dégâts. C’est aussi très intéressant pour attaquer les nerfs ou les os : une frappe sur le dos de la main ou sur les doigts est particulièrement désagréable. On peut également l’utiliser pour faire des clés en crochetant. A ce niveau la peu d’avantages par rapport au fait d’être a mains nues, a part le fait de pouvoir coincer les nerfs entre l’arme et l’os.

Avec cette arme, on visera principalement deux types de cibles :
- cibles primaires : le visage
- cibles secondaires : bras et mains, de préférence ceux qui tiennent une arme.

Selon toute logique on commencera a attaquer une cible secondaire, qui présente l’avantage d’être plus proche (je percute le bras qui arrive), puis on passera directement a une cible primaire. Il s’agit donc de contre-attaque et non de défense, comme on le voit dans les Karaté d’Okinawa : En Arnis, on attaquera toujours le bras arme, d’abord avec son arme si on en a une, il ne s’agit pas de parade.

Bien entendu, les cibles ne se limitent pas à celles citées précédemment. Si après avoir percute le bras, mon arme se retrouve dans le plan inferieur, il peut être plus logique d’attaquer les cotes que d’aller chercher la tête…

J’aime particulièrement cette arme, car la transition entre ce qui se fait avec et sans est encore plus directe que pour les autres armes. C’est peut être chercher un peu la facilite, mais étant avant tout intéressé par le combat a mains nues, je me retrouve plus dans l’esprit de cette arme.

De l’art de bosser avec un gros bourrin (2eme partie)

Autre entrainement, autre bourrin. Moins costaud que le précédent celui la, mais pas moins bourrin pour autant. Mes amis du Bourrin-Ryu apprécieront, j’ai vu la un bel exemple de contraction totale. Pour la première fois de ma vie, quand mon partenaire me faisait une clé (ou que je lui en faisais une), j’ai senti son bras, voire son corps, trembler tellement il était contracté. Effrayant. D’autant que mes conseils l’ont clairement laisse indifférent… Après 2h30 a ce rythme, il avait l’air pas mal abime, je crois qu’il en a pour 2-3 jours avec des douleurs a l’épaule.

En ce qui me concerne, ce travail aura été nettement plus bénéfique : j’ai pu vérifier que même face a un partenaire qui résiste autant qu’il le peut, mes techniques passent a partir du moment où elles respectent certains critères :
- fluidité
- angle
- respect de la structure
- non utilisation des muscles superficiels

Depuis quelques temps, je m’intéresse beaucoup au Systema, art russe utilise par les forces spéciales et dont le travail diffère beaucoup de ce qu’on voit d’habitude dans des écoles de self : c’est une école qui fait place avant tout a la spontanéité, a la respiration et a une excellente connaissance des mécanismes du corps humain. Je suis d’ailleurs passe jeter un œil samedi au groupe de travail de HK. Un des principes que je trouve très intéressants est le fait de « Ne pas perturber ». Quand on y pense c’est logique : hier mon partenaire essayait de me tendre le bras en percutant au niveau du coude : mon réflexe a été de contracter le biceps pour protéger mon articulation. Quand je lui ai fait la technique, j’ai juste pose ma main et pousse : rien n’a parasite la relation. Il n’y a pas de choc, le corps de l’adversaire ne sent pas menace, il n’y a pas de réflexe de survie.

Au final, je suis très content de cet entrainement, j’ai pu vérifier mes techniques sur un adversaire non coopératif et tester des choses vraiment intéressantes. Il y a encore beaucoup de travail mais je sens que je touche du doigt des principes d’un niveau supérieur a ce que je faisais jusqu’ici. Reste juste à les faire entrer dans mon corps.

jeudi 19 mars 2009

Pourquoi pratiquer?

C’est une question qu’on finit toujours par se poser, ou en tout cas qu’on finit toujours par nous poser… Il faut avouer que pour beaucoup de gens ce genre de pratiques font un peu peur et renvoient immédiatement a un monde imaginaire dans lequel un ceinture noire est forcement un grand expert capable de contrôler 5 hommes d’une main tout en buvant son saké. Si seulement.

J’en viens donc à me demander pourquoi je pratique et si les raisons sont les mêmes qu’au début. Je crois que comme beaucoup de personnes c’est loin d’être le cas. J’ai commence ma pratique pour des « mauvaises » raisons comme apprendre a me défendre. Mauvaises parce que ma vie n’a jamais été en danger et les quelques incartades que j’ai pu avoir au collège ne méritaient pas forcement ca. J’ai aussi commence parce que j’étais impressionne par les films de Karate qu’on voyait a la TV, sans commentaire. A l’époque je voulais donc apprendre des techniques efficaces pour pouvoir me défendre et j’étais béa d’admiration devant des jeunes ceintures marrons.

Plus de 10 ans après, je me suis jamais (enfin presque) servi de ma pratique dans une situation réelle, ce qui n’est entre nous pas plus mal. Les techniques en elles mêmes ne m’intéressent plus, ce qui m’intéresse ce sont les principes et la mécanique du corps humain. Comment être puissant sans utiliser ses muscles ? Comment casser la structure de son adversaire ? Comment être capable de réagir simplement dans toutes les situations, tous les angles, toutes les distances ? Autant de questions qui cherchent (et qui vont chercher longtemps) leurs réponses.

Ce qui est amusant, c’est que plus j’avance et plus j’ai l’impression d’être loin. Un jour en discutant avec mon partenaire de Ju Jitsu, je lui disais que j’avais l’impression d’être moins bon que quand j’avais passe mon 1er dan, 7 ans plus tôt… il m’a répondu que je n’étais pas moins bon mais que j’avais plus l’œil. C’est une remarque intéressante. A l’époque je ne percevais pas mes erreurs, aujourd’hui j’en fais sans doute moins, mais parmi celles qui restent j’en perçois un certain nombre. Une fois qu’elles seront réglées, j’en percevrai sans doute de nouvelles, c’est sans fin.

Pourquoi je pratique aujourd’hui ? C’est facile : j’ai eu la chance de gouter aux techniques d’experts de nombreuses disciplines et de voir des façons de bouger extraordinaires. Sans espérer en arriver la un jour, je ne peux décemment pas m’arrêter aussi loin… En plus de ca, les AM ont cet avantage de comprendre des styles extrêmement différents, d’origines variées. Chaque style est guide par ses propres principes, ses propres choix tactiques. Entre deux styles de Karaté on ne parle déjà plus de la même chose, bref il y a la un monde incroyable et charge d’histoire à explorer, quand on a le pied dans l’engrenage, difficile de s’en sortir.

lundi 16 mars 2009

De l’art de bosser avec un gros bourrin…

Hier, à l’Arnis, j’ai eu l’occasion de bosser avec un pratiquant de Bourrin-ryu. Ca faisait longtemps et j’avoue que ca m’avait (presque) manque. En l’occurrence c’était un bourrin dans la version : je travaille en force avec mes gros bras, j’ai plein de mouvements parasites tellement je suis contracte, et je confonds frappes et absorption. Un pratiquant complet en somme.

Au final ca n’est pas inintéressant de bosser avec des gens comme ca pour plusieurs raison. Déjà parce qu’on se rend vite compte que si on y va en force, ils gagnent, alors que si on y va avec un bon angle et en étant relâchés, leur force brute ne leur sert a rien. Ensuite, parce que les bourrins costauds sont souvent des chochottes : ca percute 50 fois au lieu d’absorber la frappe et après ca se plaint que ca a mal au bras…

Au final je sens que mes techniques sont de plus en plus relâchées, et des techniques que je ne passais pas il y a un mois ou deux sortent de plus en plus naturellement. A ce niveau, je pense que mon séjour en Corée m’a réellement fait prendre conscience de mon corps et de la façon de l’utiliser. Tout n’est clairement pas encore parfait, et je sens encore beaucoup de tensions notamment dans mes épaules, cela dit je commence a comprendre comment agir dessus pour ne plus être parasite, il va falloir du temps mais j’ai confiance en mon plan (et je ne suis pas presse).

samedi 7 mars 2009

Défenses contre armes

Une vidéo de grande qualité qui indique quoi faire contre un agresseur qui en veut clairement à votre vie

mercredi 4 mars 2009

Principes VS Techniques

Suite à la lecture d’un sujet sur Kwoon et cet excellent article de l’ACDS Belgique, je me pose quelques questions sur cette opposition.

Effectivement depuis quelques années maintenant, j’essaie de ne plus penser en termes de techniques mais uniquement en termes de principes ou d’angles. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’une technique répond a une situation donnée, alors qu’un principe répond a une multitude de situations présentant des caractères communs. En fait, ca me donne la même impression qu’avec les maths : je n’ai jamais compris le besoin maladif des gens de faire et de refaire des annales de concours… au bout d’un moment on gagnerait clairement beaucoup de temps à comprendre les mécanismes sous jacents plutôt qu’a s’emmerder a apprendre toutes les situations possibles (si tant est que ca soit possible).

Je pratique donc les arts martiaux comme je fais des maths… ca commence bien ! Les techniques m’apparaissent comme des outils d’apprentissage, permettant d’appréhender la mécanique du corps humain. Une fois compris comment réaliser une clé, un déséquilibre, un étranglement, il est des lors possible de les réaliser quel que soit l’angle ou la position du partenaire. Tout est une question de compréhension et d’assimilation des principes. J’y vois déjà deux avantages certains :
- Eviter de se retrouver dans une situation inconnue : des lors qu’il ne s’agit que de principes, si ils sont bons on les retrouvera forcement
- Eviter le tristement célèbre « You attack me wrong »

Bon ce point la est réglé. Maintenant vous allez me dire comment connaitre les principes ? Ben la les gars va falloir vous demmerder… Plus sérieusement, je pense qu’on est en droit d’attendre de tout enseignant de qualité qu’il se soit pose ces questions, donc a priori a moins d’être tombe sur un jeune loup qui se contente de répéter les techniques qu’on lui a montrées sans les comprendre (c’est triste mais il y en a, et surement plus que je n’ose le croire), votre prof les connait. Et quand bien même ca ne serait pas le cas, à force de répétition et de réflexion, vous trouverez tout seul une bonne partie de la réponse.

Un enseignement ne doit a mon avis pas être fige. Il existe des bases, parfois des katas/taos/poomses, mais leur but est avant tout de tendre vers les principes et de former le corps. Au fur et a mesure, il faudra probablement se dégager de ca pour en retirer les éléments essentiels, ceux qui justifient qu’on travaille de cette manière et qui rendent une école cohérente (ce qui ne veut pas dire qu’il faut arrêter de pratiquer les bases hein ?).

J’ai comme l’impression qu’y a encore du boulot…