mercredi 17 décembre 2008

Introduction au Pekiti Tirsia Kali

La semaine dernière, mon prof d’Arnis nous a propose une introduction en petit comite au PTK pendant 2h. Le style est très différent de ce qu’on étudie en général avec lui :
- en forward grip, la lame est au dessus ; en reverse grip elle est vers l’intérieur (ce sont des couteaux spéciaux)
- les attaques se font en piquant (voire pique et coupe une fois rentre), alors qu’habituellement nous travaillons plus en coupe
- nous avons travaille a deux couteaux avec possibilité d’avoir une arme a feu a la ceinture (le style est très utilise par des forces armées)

Vous l’aurez compris, la ou habituellement on cherche a contrôler, quitte a couper un peu, ici on cherche à tuer d’abord, quitte a utiliser le cadavre comme bouclier. La stratégie est clairement différente.

Un travail très intéressant aussi de saisie entre la lame et le pouce en forward grip, qui permet de contrôler un bras tout en le lacérant. Cela étant dit, même si le but n’est pas cache nous avons quand même travaille des entrées par clé (bon elles sont suivies par un « contrôle » de la gorge avec la lame, j’avoue).

En gros le travail s’est déroulé de la façon suivante :
- travail des frappes en forward et reverse grip
- drills
- techniques de défense dans les deux positions forward et reverse, avec arme a feu et utilisation de l’adversaire comme bouclier

Très intéressant donc, et clairement différent du style que j’étudie habituellement. A voir donc si j’essaie d’étudier les deux systèmes en parallèle.

lundi 8 décembre 2008

Arnis - Fin d'annee

Dernier entrainement officiel de l'année hier (en réalité deux cours couteau auront lieu cette semaine pour ceux qui le souhaitent) avant fermeture jusqu'en fevrier pour cause de fêtes de fin d'année et de nouvel an chinois.

Le cours a été raccourci a 1h15 au lieu de 2h30 pour nous permettre de faire notre repas de Noël, nous n'avons donc pratique qu'a mains nues. D'habitude, le fonctionnement du cours se fait de la façon suivante:
Partie Armes
- échauffement des poignets avec l'arme et manipulation
- déplacements
- frappes
- blocages
- Défenses par "Redonda" sur différentes attaques (donc blocage puis enchainement de frappes en défense)
- techniques de clés et contrôles

Partie mains nues
- blocages sur frappes aléatoires des membres supérieurs
- adaptation des techniques avec armes (défenses par frappes et par contrôles)
- amenées au sol et sol
- travail des clés de base (3 enchainements de 5 clés)

Hier, après être rapidement passe sur les blocages, on a directement attaque les clés de base. L'intérêt était après de nous forcer a les travailler en les enchainant de façon aléatoire selon la position dans laquelle on se retrouve. Travail de spontanéité donc, et de compréhension du corps de l'autre. Intéressant, mais limite a mon sens. En effet je ne vois pas l'intérêt de passer a une autre clé (avec le risque de perdre le contact pendant la transition) si ca n'est pas du a une réaction adverse. Cela dit, nous avons travaille sur les contre de certaines cles juste après, et je suppose que cette carence vient surtout du fait que la plupart des eleves ne sont pas forcement encore au point avec les contres. A voir donc comment on travaillera ca les prochaines fois.

jeudi 4 décembre 2008

JJ / NTJ / Silat – Yerres - 2003

Stage organise sur deux jours par la FJJDP, Fédération de Ju Jitsu Défense Personnelle (http://fjjdp.free.fr/index_nf.htm), par Patrick Gerby et d’autres anciens du groupe Pariset.

Au programme : samedi apres midi avec Patrick Gerby (JJ), dimanche matin avec Patrick Gerby (JJ) puis Eric Foll (NTJ), dimanche après midi avec Patrick Gerby (JJ) puis Sébastien Veroult (Pencak Silat FISFO). On a donc vu des techniques de self avec des approches différentes dans les 3 styles. A l’époque j’avais déjà effectue un ou deux stages avec P. Gerby, grâce a Nico et je n’étais pas encore SDF (Sans Dojo Fixe), je n’étais donc pas complètement perdu, d’autant que j’avais eu l’occasion d’aller plusieurs fois dans le club de Versailles et de rencontrer un certain nombre de participants.

En Ju Jitsu je ne sais plus ce qu’on a travaille, je me mélange un peu les pinceaux avec les autres fois. Ce que je sais c’est que c’était très axe projections, avec des entrées souvent très circulaires. En ce temps la, les déplacements circulaires n’étaient pas franchement mon fort, j’ai donc clairement galéré. J’aimerais avoir l’occasion de recommencer à la lumière de ma pratique de l’Hankido. En tout cas, ce travail était très intéressant, notamment dans la gestion du placement et du déséquilibre.

En Nihon Tai Jitsu, le travail d’Eric a surtout été sur les clés, en particulier les clés de doigts. Plus trop de souvenir a ce sujet, mais je me rappelle très bien qu’a l’époque j’adorais déjà jouer avec les doigts des autres.

En Silat, ce qui sera pour moi la révélation du week end, puisque ce sera ma première exposition aux arts du sud est asiatique. On est dans le style FISFO de Charles Joussot, avec Seb Veroult son bras droit. Le style est une adaptation du Pencak Silat pour les forces de sécurité et la self défense, ni plus ni moins. On commence par quelques endurcissements et la position « classique » du style, la position du scorpion je crois (consistant a bloquer les cervicales d’une personne au sol entre ces genoux dans un mouvement rotatif). Je suis très impressionne par la technique et la vitesse de Sébastien, c’est rapide, fluide et ca dégage une sacre puissance. Il a beau avoir un petit gabarit, je n’aimerais pas être en face. Le style transpire l’efficacité : les enchainements sont rapides, les frappes sont dures et fluides, la structure de l’adversaire est toujours cassée.

J’ai note également des angles intéressants pour les clés. Si on prend cet exemple, pour lequel habituellement, on vient effectuer la rotation sur le poignet.


Sébastien nous a montre une technique similaire mais qui consiste en tenant le poignet adverse avec la main gauche, a ramener la main droite a l’oreille et a ramener le coude droit a soi, pour plier le coude adverse. Au final on déplace le point de levier. L’intérêt est que ca donne une technique beaucoup plus sèche, ou Uke s’écroule sur lui-même.
Au final, mon impression (qui sera confirmée par deux stages en Kali puis mon début de pratique de l’Arnis) est celle d’un style rapide, fluide, rond, efficace et sans fioriture.


En bonus, une vidéo de Sébastien Veroult

mardi 2 décembre 2008

Mai 2007 – Eric Laulagnet – Kali JKD, Découverte des arts philippins


Groupe complet

Dans l'ordre, Patrick, Jacques et Eric

Ce week end la, j’avais le choix entre deux stages intéressants : le séminaire CN du NTJ a Tours avec Roland Hernaez et une initiation au Zen et au Kobudo (sur 3 jours) ou un stage de Kali - Jeet Kune Do et de couteau avec Eric Laulagnet a Nantes. Ce dernier devant partir pendant 4 ans aux Philippines après ca et ayant une forte renommée, ajoute au fait que c’était a 20 minutes de chez moi et que je devais bosser le lundi, j’irai donc tester les arts philippins pour la première fois, accompagne de Jacques et Patrick du Hapkido.

Au programme : stick et mains nues le samedi, couteau le dimanche.
Mon premier souvenir qui revient c’est que les sticks sur les doigts ca fait mal, surtout quand on va vite (et on est prie d’aller vite pour faire réagir le corps). J’ai vite senti les premiers apports de cette pratique : une douleur dans les doigts m’a indique la pluie pendant les 3 mois suivants.

Les techniques démontrées, que ca soit en couteau ou avec bâton répondent a différents angles d’attaque, tout est étudié, et on passe facilement d’un angle a l’autre. Les réponses sont précises mais pointues et jouent beaucoup sur la structure du partenaire à l’aide de « détails » comme une pression du tibia pour faire fléchir la jambe par exemple. C’est fluide et précis, mais beaucoup moins simple que ca en a l’air vu de l’extérieur. On travaille pas mal de contrôles au sol également, avec des contrôles de la tête avec les jambes qui font penser a certains mouvements de base du Pencak Silat.

Dimanche, c’est couteau. Avant de pratiquer, Eric nous montre une video sur les dangers du couteau avec notamment des photos de gens hospitalises suite a des blessures de ce type. Le message est clair, un couteau c’est pas un jouet, le danger est reel et ca demande des solutions adaptees. En l’occurrence, ce qu’on apprend habituellement contre couteau dans des arts « traditionnels » japonais, coréens, etc. ne vaut souvent pas grand-chose. Et pour cause on travaille dans des contextes différents :
- les arts philippins reposent avant tout sur une tradition de combat arme, les techniques a mains nues dérivent de la
- ailleurs on fait souvent le contraire, on adapte contre armes ce qu’on travaille a mains nues (les armes n’étant pas notre spécialité)
- question de contexte également : une école de Ju Jutsu travaillera contre des attaques au couteau en estoc très souvent, qui correspondent a un combat en armure dans lequel un coup de slash ne sert a rien. En réalité, un coup de slash quand on est en T Shirt ca fait déjà pas mal de dégâts…

Bref, chacun sa spécialité. Autant je fais tout a fait confiance au NTJ et a l’Hapkido a mains nues, qui me semblent donner de bonnes solutions, autant avec armes, je donne plus de crédit aux philippins dans un contexte actuel. En ce qui me concerne, j’avoue que je trouve le travail des armes en Ju Jutsu et en Hapkido souvent plus didactique qu’autre chose, notamment en termes d’appréciation et de franchissement de la distance.

Les éléments qui m’ont marque dans les principes précisés par Eric sont les suivants :
- il n’y a pas de « blocage » : je ne bloque pas le bâton ou le bras avec mon bâton ou mon bras, je percute le bras (ou les doigts) avec mon bâton ou je coupe
- il n’y a pas de « désarmement » : si je désarme, ca n’est qu’une conséquence de mon mouvement, pas mon but en soi. Privilégier le fait de percuter au fait d’essayer de désarmer.
- Avec un couteau on coupe tout ce qui passe, notamment les doigts, les biceps, etc. Une coupe ne suffit pas, on meurt rarement d’un seul coup de couteau

Eric nous a aussi montre (mais on ne les travaillera malheureusement pas cette fois) des techniques avec 1,2 ou 3 couteaux contre un couteau. Bien entendu dans ces conditions on finit par se demander qui est l’agresseur, mais ca reste très intéressant.

Un point intéressant également, les différentes possibilités d’action avec un couteau, qu’on limite souvent à piquer et couper :
- piquer
- couper
- frapper (avec le talon)
- saisir entre le couteau et le doigt (le pouce sert a bloquer le couteau pour éviter qu’il ne glisse au moment de l’impact)
- éplucher (je préfère ne pas expliquer)
- aspect psychologique pour créer un déséquilibre (il parait qu'on recule la tête quand on voit un couteau arriver plein pot vers sa gorge...)

Un art très riche donc, tant avec que sans armes, et qui m’incitera à attaquer les arts philippins plus d’un an après.

lundi 1 décembre 2008

Premier voyage en Coree

Ca fait longtemps que je veux aller m’entrainer en Corée et au Japon, et bien ca y est, j’ai pris mes billets, je pars deux semaines en Corée en janvier pour m’entrainer 8-10h par jour d’après le programme qu’on m’a donne.

Un peu plus de détails peut être. Je pars a Seoul, au Sang Moo Kwan chez Me Ko Baek Yong, 9eme Dan, pour recevoir son enseignement dans les 3 HKD : Hapkido, Hankido, Hankumdo. D’après ce que je sais, le programme se décompose comme suit : lever 7h du mat, échauffement Taekeukkwon (Tai Chi), puis quelques heures de sabre (Hankumdo). Ensuite Hapkido et Hankido, enseignes ensemble pendant la fin de la matinée, l’après midi et le soir. Ca va être raide.

Le principe du Hankido étant : « il vaut mieux faire une technique mille fois que mille techniques une fois », je vais très vraisemblablement travailler les bases, ie :

Pour l’Hankido :
- les 12 formes avec partenaire
- les 12 formes, seul en statique qui accentuent le travail sur la respiration (attaquant et defenseur)
- les 12 formes, seul et en déplacement pour travailler ses rotations, le Hankido étant un art très circulaire (attaquant et defenseur)

Pour l’Hankumdo :
- le principe est l’écriture coréenne (Hangeul), je vais donc apprendre les frappes correspondantes.
- D’après ce que j’ai vu répéter la même frappe un bon millier de fois ne semble pas un problème, je pense donc avoir vite mal aux épaules.

Bien entendu on travaillera certainement d’autres choses. Pour se resituer, l’Hankido travaille dans 8 directions :

1. Ho Shin Do Bup (Self defense)
2. Moo Ye Do Bup (Techniques dansees)
3. Su Jok Do Bup (Techniques de percussion)
4. Kyuk Ki Do Bup (Sparring)
5. Ki Hap Do Bup (Travail de l’energie interne - Ki)
6. Byung Sool Do Bup (Armes)
7. Su Chim Do Bup (Points de pression)
8. Hwan Sang Do Bup (Visualisation et respiration)

Bref un travail complet, auquel il faut ajouter les chutes qui sont bien évidemment essentielles dans un style de Hapkido.

vendredi 28 novembre 2008

JJB – Je paie mon du

J’ai trouve cette expression dans un article d’un prof de JJB et je la trouve plutôt adaptée. 1 mois après, je suis toujours aussi malmené, je ne vois aucune solution, je ne vais pas assez vite et je manque clairement de bagage technique. J’ai discute un peu hier avec un des nouveaux ceintures bleues du cours, qui me confirmait que c’était normal, et qu’en gros j’allais en chier pendant un an avant de pouvoir a mon tour jouer avec les ceintures blanches. Bref, c’est dur, mais c’est pour tout le monde pareil, et je suis venu pour apprendre. Si j’y arrivais déjà, ça en serait presque triste.

Autre difficulté, hier on a pratique un peu d’amenées au sol en randori, et j’ai trouve ça plus dur qu’en judo, peut être parce qu’elle est recherchée différemment : peu importe le ippon, les deux combattants sont beaucoup plus bas dans leurs positions et cherche surtout a attraper les jambes de l’adversaire pour avoir une position dominante au sol. C’est assez inhabituel pour moi, et j’avoue que lorsqu’ils m’attrapent j’ai surtout envie de leur envoyer un coup de genou ou de les percuter a coups de tibias. Attaquer un spécialiste dans son domaine est toujours plus complique parce que ce qui est une bonne attitude chez soi peut être interdit dans les nouvelles conditions, de même qu’un boxeur thaï qui combattrait en anglaise aurait probablement des difficultés d’adaptation, dus a la nécessité de bloquer ses réflexes.

Au sol en revanche je n’ai pas d’excuse. On peut toujours dire qu’il est possible de frapper, saisir les doigts ou autres joyeusetés, dans la réalité c’est pas aussi facile : générer de la force en frappant depuis le sol n’est pas si facile, et finalement un doigt ou un œil non plus face a quelqu’un qui maitrise. Ca remet pas mal les choses en perspective. Cela dit je ne crois pas que ces techniques soient inutiles face a un pratiquant de JJB, elles me paraissent juste insuffisantes pour compenser la différence de niveau. Il faudra essayer quand j’aurai réussi à acquérir une ou deux choses.

L'article en question Harris International - Analyse sur le Jiu Jitsu Brésilien

mardi 25 novembre 2008

NTJ - Issy les Moulineaux - 20 nov 2005


Nous sommes donc une semaine après le stage de St Jean de Monts, cette fois en région parisienne, a 15 min de la ou j’habite. De mémoire, je n’ai pas eu de declic sur ce stage donc en fait ce que je vais raconter aura encore moins d’interet que d’habitude (ca promet…). En fait si je reviens dessus c’est parce qu’en voyant la photo des enseignants et grades présents, je reconnais certaines personnes que je ne connaissais absolument pas a l’époque et qui sont pourtant juste a cote de moi sur cette photo. Je pense par exemple a Jack. C’est aussi la première fois que j’ai travaille sous la direction de Jean Jugeau.

D’un point de vue technique, le cours marron/noire a été divisé en trois parties d’une heure :
- Thierry Durand : défenses par atemis, avec un mot d’ordre : « je me fais vieux, je me préserve »

- Jean Jugeau : défenses contre immobilisation au sol type judo. Très intéressant, mais manifestement j’ai besoin d’un recyclage

- Philippe Galais et Philippe Violin : travail sur Yuki Chigae pour le premier (pour que ca soit lisible pour tout le monde, aussi appelée, Sankyo en Aikido, Kote Hineri dans les écoles modernes de Ju Jutsu, la clé avant Nae Wae Ki Bub dans la 4eme forme en Hankido. Si ca suffit pas demandez a google) et projection (j’ai un doute entre Eri Seoi et Morote Seoi) pour le deuxième.

Bref intéressant, mais au final pas grand-chose à raconter, d’autant que je suis pas sur d’avoir tous les détails en tête. J’ai juste quelques souvenirs de détails : un ou deux enchainements de Thierry, un contre de Jean particulièrement sympa sur Juji Gatame tant que Uke est encore debout, une precision d’angle sur Yuki Chigae par Philippe Galais.

Enfin voila, c’est surtout un bon souvenir d’avoir recroise quelques personnes de St Ger et de redécouvrir cette photo quelques années plus tard.

vendredi 21 novembre 2008

1ere rencontre avec Me Hernaez (NTJ) – St Jean de Monts – 12 novembre 2005


Groupe complet


Avec Jacques, Sergio, Max Lormeteau, Roland & Georges Hernaez


Avec Max

Ce stage est pour moi un moment clé pour plusieurs raisons. Nous sommes en 2005, je pratique le Nihon Tai Jitsu depuis 7 ans (dont 2 ans sans club) et je ne connais son fondateur Roland Hernaez que par ses écrits et (à l’époque) une vieille vidéo VHS. J’en ai bien sur beaucoup entendu parler, mais l’occasion ne s’était jamais vraiment présentée, ou du moins je n’avais jamais réellement chercher à la créer.

A l’époque en stage a Paris, j’ai appris que Me Hernaez passait faire un stage et une conférence à St Jean de Monts, a une heure environ de Nantes. Nantes est une ville que je connais bien, je peux donc y être hébergé (pour rappel ce stage a lieu une semaine après mon premier cours d’Hapkido et ma rencontre avec Jacques, voir début du blog). Le 11 novembre est férié, je prends la voiture et je pars. Ce sera mon premier voyage en solitaire pour un stage.

En arrivant le samedi matin, je pensais ne connaitre personne, j’avais jusque la uniquement fait quelques stages régionaux et je ne connaissais pas les pratiquants des autres clubs. Mais assez vite, première surprise : Jacques, rencontre la semaine précédente est la, il n’ira finalement pas passer son DAF et préférera la pratique a la théorie. Il est accompagne de Sergio, également bon Karateka, et pratiquant le Hapkido depuis le début de l’année. Je passerai donc une bonne partie de la journée avec eux. Autre surprise de la matinée, l’arrivée de Max Lormeteau, venu assister R. Hernaez et qui se trouve être l’un de mes professeurs. Je ne suis définitivement plus en territoire inconnu.

Je suis également surpris de voir d'une part autant de monde, mais surtout venant d'aussi loin! On compte pas mal de toulousains et d'espagnol dans l'assemblée et je commence a me dire que j'aurais pu commencer a me bouger plus tôt.

Le travail de la journée a été comme souvent lors de ces stages un travail de base. Je me suis rendu compte en travaillant avec Younes de Toulouse que finalement mes bases n’étaient pas si bonnes que ca. A priori je suppose que ca s’est un peu amélioré, je ne l’ai plus entendu me faire les remarques qu’il avait pu me faire a l’époque. Dans le lot, on retrouvait des esquives trop larges et donc trop longues, un manque de tonicité sur certaines entrées, pas assez de mise en déséquilibre. Bref, beaucoup de points clés à revoir…

Au déjeuner, une conférence sur le Zen tenue par Maitre Hernaez nous a éclairé sur pas mal de points. D’autres sujets, classiques, mais souvent mal compris sont évoqués : les kamikazes et le zen étant les deux thèmes qui m’ont le plus marque.

Cette journée a été intéressante à plus d’un titre. Déjà parce que c’est mon premier stage relativement éloigné, et pour lequel j’ai eu à me bouger pour apprendre quelque chose. Ca parait ridicule, ca ne l’est finalement pas tant que ca. J’ai eu une vraie remise en question de mon niveau, qui m’a force a travailler pour arranger ce qui n’allait pas. Au final c’est probablement à cause de ce stage que j’ai écumé les quatre coins du pays après.
Ca m’a aussi permis de réellement rencontrer Jacques et Sergio avant de revenir a Nantes en janvier, j’aurais l’occasion de beaucoup m’entrainer avec eux par la suite, a l’Hapkido ou a l’extérieur et pratiquer avec eux m’a sans aucun doute énormément apporte a tous les niveaux. Enfin, et même si ca n’a rien à voir, c’est en passant a Nantes ce vendredi que je rencontrerai celle que je finirai par épouser quelques années plus tard.

Arnis – Remise des diplômes - Novembre 2008

Et oui comme partout, nous avons une ligne directrice indiquant notre progression. Je suis donc passe niveau II : Intermédiaire. Intermédiaire entre quoi et quoi c’est une bonne question. D’après la progression du système, entre Débutant (bon ok je suis plus complètement débutant) et Avance (alors la par contre faut voir ce qu’on appelle avance parce que j’ai pas trop l’impression d’être a mi chemin). Ensuite on a les niveaux d’assistants et différents types d’enseignants. Le tout sur 10 niveaux.

Bref je suis donc toujours aussi mauvais qu’avant mais maintenant j’ai un joli papier et un DVD qui va avec.

Les différents niveaux de certification sont les suivants :

Level I = Beginners
Level II = Intermediate
Level III = Advance
Level IV = Asst. Instructor
Level V = Instructors (for Impact Training)
Level VI = Instructor (for Blade Training)
Level VII = Senior Instructor (for Blade & Impact Training)
Level VII = Head Instructor (for ManoMano/Dumog Training)
Level IX = “Ka” Chief Instructor (Seminars and Progression Training)
Level X = “Mang” (Techniques Development Training)

Ce qui est marrant c’est qu’au final il y a peu de niveaux « élèves » par rapport aux niveaux « instructeurs » même si au final ceux-ci restent toujours des élèves et ne font que donner un coup de main.

mercredi 19 novembre 2008

Madrid - Avril 2007


Avec Pedro Dabauza, qui pour une fois apparait sur Internet avec un simple élève (voir www.dabauza.com)


Terry Wingrove en action. Dommage qu'il n'y ait pas le son, on l'entendrait presque dire "Thank you" quand la main de sa victime s'ouvre

Ju Jutsu - Madrid - Avril 2007


Madrid – Avril 2007

Un stage de Ju Jutsu a été organise a Madrid par Antonio Enjuto, une semaine après les 30 ans du NTJ en Espagne. J’ai donc croise toute la délégation française, et retrouve des espagnols toujours plus motives. Le stage avait lieu sur un week end, 4h le samedi après midi, 3h le dimanche matin sous la direction de l’espagnol Antonio Enjuto (NTJ et JJ), le français Louis Mercier (TJ et JJ notamment) que j’accompagnais, et l’anglais Terry Wingrove (spécialisé dans tout ce qui est point de pression). Je ne saurais pas dire combien nous étions, il faudrait compter sur la photo… en tout cas nous étions précisément 3 français, pour une dizaine d’anglais et le reste d’espagnols. Pas mal de personnes connues dans les pratiquants, comme Pedro Dabauza (Judo et Ju Jitsu), et des têtes connues du NTJ, comme Arturo que j’aurai plaisir a rencontrer plusieurs fois a Temple sur Lot.

Pour moi le week end a commence très tôt samedi matin au départ de Nantes, après avoir longtemps hésité à chopper le train de nuit Paris Madrid a Poitiers, c’est en effet le vol direct de Nantes qui a obtenu mes faveurs. Un week end couteux donc, qui m’a pousse a manger des pates quelques temps avant et apres, mais qui valait certainement le coup quand j’y repense.

Je passe l’aspect logistique qui n’a pas grand intérêt et nous voila a 13h au dojo. Les tapis sont mis en place, on commence. Les cours seront divises entre les 3 intervenants au cours du week end. Antonio nous fera un cours de défense avec bâton, Louis un cours de défense d’une tierce personne agressée, et Terry un cours sur les points de pression. Pour ma part j’ai eu l’occasion de donner un cours aux moins grades (oui parce que donner un cours a des 4eme dan la comme ca, ben sans moi) avec l’autre français présent, cours certainement moins intéressant que les autres et dont du coup on ne parlera pas.

Difficile de décrire précisément ce qui a été travaille 1 an et demi après, mais j’en retiendrai surtout le travail de Terry Wingrove. En effet ayant déjà pas mal travaille avec Antonio et Louis avant, je n’y ai pas vu grand-chose de nouveau.


Terry a passe 21 ans au Japon et a appris les Kyusho la bas. Chose amusante, en voyant ses vidéos sur Youtube la première fois j’ai cru à une blague comme on en voit souvent, ce qui me donnait encore plus envie de le voir en vrai. Ses cours seront finalement moins des cours que des démonstrations durant lesquelles chacun aura le droit de morfler à un moment ou a un autre (ca fait plaisir) avec quelques minutes pour tester les techniques. Clairement son but n’était pas de nous apprendre les Kyusho en 10 leçons mais de montrer leur intérêt, debout comme au sol et leur facilite d’utilisation. Il n’y a pas eu de démonstration de KO, quelques pertes de connaissance rapides tout au plus. Le reste étant surtout des pressions très douloureuses voire paralysantes. Il nous a également démontré sur un jeune judoka de 20 ans (d’un gabarit plus que correct) comment utiliser les Kyusho au sol pour immobiliser ou se dégager en toute discrétion.

Bref un cours vraiment impressionnant, et même si j’avais déjà subi un KO par Kyusho plusieurs mois avant, j’avoue avoir été bluffe par le contrôle de cet homme : voir quelqu’un contrôler quelqu’un avec un point c’est une chose, voir quelqu’un démontrer plusieurs dizaines de points a pleine vitesse c’est autrement plus impressionnant. Bref je suis conquis, et j’essaierai par la suite de travailler plus dans cet axe (j’en profite pour m’excuser auprès de tous les gens qui m’ont subi depuis).

vendredi 14 novembre 2008

Fighting Klass - Fabrice Fourment - 19 Fevrier 2007


La Fighting Klass est un concept crée par Fabrice Fourment, 2eme Dan de Karaté Kyokushin Kai et plusieurs fois champion international. Le principe est un stage gratuit de 3h ouvert a tous quel que soit le niveau et le grade (et c’est déjà pas mal), avec comme thème le Kyoku (même si depuis il y en a eu sur d’autres thèmes).

Le cours se divise en trois parties d’une heure :
- Condition physique
- Technique
- Combat

Petit rappel pour ceux qui connaissent pas, le Kyoku c’est pas un style de fillettes : quand on parle de condition physique ca rigole pas, et les règles de combat sont « viriles ». Pour résumer, pas de frappes des membres supérieures au visage (car il n’y a pas de gants), mais les frappes des membres inferieures y sont autorisées ; pas de coups d’arrêt au genou ; pas de frappe dans la colonne (plus dur a faire déjà). Pour le reste, pas de problème on peut y aller, et bien, le style recherchant le KO. Finalement c’est viril mais dans un cadre qui permet de protéger l’intégrité physique.

Je voulais venir à ce stage pour plusieurs raisons :
- j’aime beaucoup la forme du Kyoku, ca dégage beaucoup de puissance et de stabilité et je voulais voir ca de plus près
- j’apprécie le concept de stage ouvert a tous et gratuit, et je pense que si Fabrice se donne autant de mal, il est normal de venir si on en a la possibilité
- j’avais besoin de me faire remettre les pieds sur terre et de sortir du « Pan ! T’es mort ! » qu’on voit trop souvent a l’entrainement. Tester sa frappe sur quelqu’un et se faire vraiment percuter, une fois de temps en temps ca remet les pendules a l’heure.

Je ne saurai pas dire combien on était, peut être une centaine. Quelques ceintures noires de Kyoku qu’on repérait de loin, pas mal de ceintures blanches avec des keiko gis abimes… En ce qui me concerne, évidemment ceinture blanche, quand on vient pour prendre des coups, on fait profil bas.


Partie Physique

Peu de souvenirs de ce cote la, a part que j’ai perdu 2 litres d’eau. En gros on enchaine course, squats, frappes dans le vide, pompes sur les poings, abdos, etc. a un rythme effréné. On pourrait se dire qu’en une heure on va y aller plus doucement parce que c’est long, et bien non ! On y va même plus dur parce qu’ici pour combattre il faut être puissant et surtout être capable de se dépasser.
Moralite il reste 2h je suis mort, et je commence a etre inquiet sur ma capacite a tenir tout le long. Point positif : je vois personne faire le guignol, ca a l’air dur pour tout le monde.

Partie Technique

Alors la c’est le piège. C’est le moment ou on croit qu’on a une heure un peu plus peinard, alors qu’en fait c’est le moment ou on commence a se taper dessus.

J’ai de la chance j’ai un partenaire grade en Kyoku (comprendre : je vais avoir mal). Debut du travail par deux, l’un en face de l’autre on enchaine doubles coups de poings dans les abdos de l’autre. Ca pique un peu mais ca va.

Au bout d’une minute Fabrice nous arrête : « C’est n’importe quoi, vous frappez comme des fillettes. Votre partenaire vous le respectez donc vous le frappez ! ». J’ai beau être matinal… Bref c’est parti on cogne. Apres on passe aux pieds : Mawashi Geri tibia, intérieur et extérieur des cuisses, puis sur trois hauteurs. Les frappes du tibia se font a l’horizntale voire en descendant, jamais en montant. Mon partenaire a les tibias aiguises et me lacère littéralement la jambe. Heureusement pour le reste du corps y a des paos. Passage ensuite sur enchainements coup de poings avec pao, puis enchainements coups de poings et pieds avec paos. Impossible de dire combien de coups de poings donnes dans ce pao tant a droite qu’a gauche, ce qui est sur c’est que j’ai fini par perdre une partie de la peau de mes mains et que les marques ne sont pas encore tout a fait parties…

Dernier exo enfin, toujours par deux avec les paos, l’un allonge sur le dos genoux fléchis, l’autre au dessus, on frappe pendant 1 minute sans s’arrêter a coups de poings, 50 sec a rythme normal, 10 sec comme si on allait mourir. Il s’agit vraiment de se dépasser physiquement et mentalement, de toute façon si je m’écoutais j’aurais surement pas continué…

Partie Combat

Le principe est simple : 2 min de combat, 10 pompes, on change de partenaire à chaque fois, pas de temps mort. Les règles sont celles décrites en haut. Plusieurs consignes données en plus :
- si votre partenaire vous évite avec une frappe du pied a la tête, vous le remerciez parce que 1/ il vous a montre une faille 2/ il vous l’a pas mise et si vous le remerciez pas la prochaine fois il la mettra
- si on arrête un combat, on va sur le banc et c’est fini

J’ai enchaine pas mal de combats avec des niveaux plus ou moins élevés, quelques personnes de l’équipe nationale de Kyoku m’ont gentiment aplati leur tibia sur le fronc, le célèbre JCM (pratiquant depuis une trentaine d’années) toujours avec sa ceinture blanche m’a doucement fissure une cote en frappant 5 fois du poing au même endroit exactement (je suis sur qu’il l’a fait exprès). J’ai pu me rendre compte que mes frappes n’avaient pas tellement de puissance vu les rictus de certains d’entre eux pendant que je m’acharnais. Au contraire, je me suis souvent fait étendre par leurs frappes.

J’ai du arrêter a un combat de la fin, je ne sais plus exactement pourquoi d’ailleurs.


Bref un super stage, éprouvant, dur, douloureux mais qui a comble mes attentes : je me rends mieux compte maintenant de ce que ca fait de mettre un impact et d’en prendre un. J’apprécie vraiment le style, qui correspond mieux a ce que j’aime dans le Karaté que ce qu’on voit en Shotokan notamment : des positions hautes, des frappes appuyées et avec les tibias, données avec moins de distance (plus adapte a ma pratique donc), une vraie puissance de frappe et un entrainement au renforcement.

Stage D. Valera - Photos de groupe



Prises sur le site du NTJ de St Germain

mercredi 12 novembre 2008

Karate Contact - D. Valera - 13 mai 2007


Comme tout le monde, je connaissais déjà bien Dominique Valera de réputation et je voulais voir ca d’un peu plus près. Grace a Thierry et au club de St Germain, j’ai donc eu l’occasion de me rendre en stage avec lui a Poissy. Le stage s'est divisé en travail traditionnel le matin, et initiation au contact l'après midi

Après un bref échauffement, on a attaqué sur les techniques. Travail d'enchainements à deux, pour se donner des automatismes, soit en attaquant (en mae geri par exemple), soit en défendant contre tsuki ou mae gei. Gros travail sur les « moteurs » et « outils », classiques chez Valera d'après ce que j'ai pu déjà lire ici. Ça paraît simple, malheureusement ça l'est pas toujours autant. D'autant plus que je suis souple comme un tronc d'arbre (et que je me suis réveillé avec la hanche a moitie bloquée, ca fait plaisir)et que je me suis souvent retrouvé avec un problème de distance (ben oui frapper en mawashi geri a la tête, ça demande un peu moins de distance qu'au corps).Puis travail des balayages, avec en passant une petite explication sur la présence de certains mouvements souvent incompris dans les katas de karate (bon y avait peu de karatekas dans la salle mais c'était quand même intéressant).

Tout ça bien entendu très physique j'ai du perdre 1L de flotte dans la matinée. Avec en plus de ça Valera qui nous chambre en disant qu'on tire la gueule, et que c'est un sport de jeunes (dit il en se calant un grand écart...)

Après midi, retour sur le tapis pour une initiation au contact, on enfile les protections, et début de travail pour sentir la distance. A nouveau gros travail sur les moteurs (épaules-hanches), et travail d'enchainements.
Apres environ 1h de ce travail, on passe par groupes de 3 et on travaille avec des élastiques. D'abord un qui tient l'élastique, un a l'intérieur et un devant lui. Celui a l'intérieur essaie de frapper celui qui est devant, pendant que l'autre le retient, on fait 3 allers retours. Plusieurs exercices s'enchainent comme ça pendant l'heure qui reste. Travail d'attaque pour l'un, de défense pour l'autre. Un travail intéressant où celui qui défend ne doit jamais bouger les pieds, l'autre est maintenu avec l'élastique doit foncer jusqu'à lui, frapper, puis l'ordre est donné de retourner en arrière, puis a nouveau foncer vers lui et frapper, etc.
enfin on a fini avec exercice de frappe du poing, retenu par l'élastique pour travailler les moteurs, puis exercices cardio toujours avec l'élastique

En bref un stage très intéressant même si j’ai pas mal morfle après, Valera est très sympa, et effectivement extrêmement technique. L’élastique est définitivement un super outil, j’ai d’ailleurs investi dans un grand élastique industriel depuis pour travailler l’explosivité et la direction de mes frappes, mais aussi pour travailler mes positions. C’est sympa, ca permet de travailler plus dur et de mieux se corriger (une erreur d’axe se repère nettement mieux)

vendredi 7 novembre 2008

5eme cours de JJB

Toujours aussi intense, voire de plus en plus. L’échauffement a commence par 400 abdos (100 crunchs, 100 jambes levées/toucher les orteils, 100 obliques, 100 bas), sans repos entre tous. Ca part bien. En même temps le prof est champion du monde de combat en cage, ca pouvait pas être peinard…

On a travaille plus de techniques que les autres fois : 4 pour presque tout le monde, 3 en ce qui me concerne (en même temps vu comme c’était complique c’est pas plus mal, autant me concentrer sur les bases), puis combats. On doit passer pas loin de 40 minutes dans le cours a combattre en fait. 5 minutes a chaque fois, on a bien du en faire 7 peut être 8. Etant débutant, je me fais toujours malmené dans tous les sens, j’essaie de trouver des solutions mais chacune d’elles apparait vite très limitée.

Bref je me sens un peu bloqué. J’espère que ca viendra vite. A force de combattre et de voir quelques techniques (plus les principes que les mecs me donnent lors des combats), je pense que je vais commencer a trouver quelques idées. Le problème c’est que les autres progressent aussi donc je ne vais pas forcement m’en rendre compte tout de suite…

En revanche, j’ai repéré un inconvénient majeur a l’Arnis et au JJB : j’ai les mains défoncées, entre les gros gis en grains de riz et les coups de bâton, je ressemble a un lépreux

jeudi 6 novembre 2008

Daito Ryu Takumai Kai - Photos & Vidéo




Daito Ryu Takuma Kai - Me Araki - Fevier 2008


Fevrier 2008, en partenariat avec l'Ecole Française de Nihon Taï Jitsu, stage de Daito Ryu Aiki Jujutsu Takuma Kai avec Maitre Araki à Paris. 180 participants étaient présents, venus des quatre coins de la France, mais également d'Espagne, du Maroc, d'Algérie, de Finlande et de Hongrie.

Ce stage m’intéressait fortement a plusieurs titres :
- il s’agit de l’une des plus anciennes Koryus encore enseignées, et probablement la plus célèbre d’entre elles
- Minoru Mochizuki (a l’origine du NTJ) a été l’élève de Me Ueshiba, lui-même l’élève de Sokaku Takeda, maitre légendaire du Daito Ryu et qui a codifie l’école.
- Le Hapkido vient de Me Choi, élève de Sokaku Takeda, titulaire du Menkyo Kaiden selon l’histoire, et qui dit ne rien avoir change techniquement la discipline
- accessoirement revoir les copains du NTJ, St Germain, les marseillais et les toulousains entre autres

Etant donné le nombre de techniques vues, mon incapacité à vous les redécrire dans l'ordre et le manque d'intérêt que ça aura, je vais surtout parler de mon ressenti par rapport à ma pratique.

Le travail a été réalisé à la fois à genoux et debout, et se font très souvent en utilisant le tranchant de la main plus qu'en saisissant. Uke au contraire maintient sa saisie tout le long et résiste. Ce travail m'a permis de bien approcher les notions de déséquilibre, d'action réaction, etc. De plus, le fait de travailler sans saisir mais juste en pression avec le tranchant oblige à être beaucoup plus précis puisqu'une erreur se ressent immédiatement.

Beaucoup de techniques ont été travaillées, pour la plupart très techniques, mais avec heureusement des experts Japonais très présents pour nous montrer les détails.

Ressenti par rapport à ma pratique en NTJ

Les mouvements sont plus durs, mais probablement aussi parce que le travail effectué était très éducatif, recherche du déséquilibre, travail sur la structure du corps de Uke. Dans l'ensemble même si les techniques effectuées sont proches je n'ai pas retrouvé le même esprit. C'est pour moi un travail très fin et très complémentaire de ce qu'on travaille habituellement. Par exemple on ne viendra pas réaliser la technique avec le tranchant mais toujours (ou presque) avec une saisie en NTJ.

De même, en NTJ, on cherchera plutôt à dégager la saisie (ou a rentrer une technique directement), alors que là on la conservera tout le long avec un partenaire qui joue le jeu pour ne pas relâcher la pression. En gros si le partenaire ne joue pas le jeu, il n'y a rien, mais je ne pense pas que les techniques aient été montrées pour leur efficacité en tant que telle.

Ressenti par rapport à ma pratique en Hapkido-Hankido


Le Hapkido venant du Daito Ryu et le Hankido étant très proche de l'Aikido, j'ai vu beaucoup de similitudes dans les techniques. Plus directes qu'en Hankido mais les mêmes principes de structure et de déséquilibre. Notamment pour des techniques correspondant aux 7eme et 11eme forme Hankido (Tori passe en Kiba Dachi, jambe avant derrière les deux jambes de Uke, bras devant son corps)

Ressenti par rapport au cours d'initiation effectué 2 semaines avant (Daito Ryu courant Daito Kai)

Deux semaines avant,je suis passé au club de Vanves pour découvrir le Daito. Il s'agit de deux branches différentes mais j'ai trouvé l'esprit assez proche (cependant je n'en ai certainement pas assez vu pour noter des différences notables). Certaines des formes que nous avons travaillées sont les mêmes que celles qu'Aymen m'avait montré. Dans les différences que j'ai pu avoir, elles me paraissent plus dues au contexte: un premier cours a Vanves, un stage de découverte pour des gens d'une autre discipline ce week end. De plus, en un week end on a beaucoup plus de temps pour voir des choses qu'en une heure et demie.

Enfin voilà, un stage particulièrement intéressant, avec des gens motivés et que l'on ne voie malheureusement que trop rarement pour cause d'éloignement géographique, et une équipe japonaise d'une très grande qualité technique et très agréable. J'espère avoir l'occasion de retravailler avec eux.

lundi 3 novembre 2008

Les declics du week end


J’avais pourtant un peu la flemme hier avant de partir a l’entrainement, j’étais fatigue, le temps était maussade, et j’avais assez peu envie de faire du double bâton aujourd’hui (plus de frappes que de clés ce qui m’amuse moins). Au final, j’aurais eu quelques déclics enfin un surtout. Depuis le début je suis incapable de générer de la force en faisant le blocage « cadena » (qui consiste à bloquer latéralement avec le bâton extérieur puis interieur). A mains nues pas de problème, avec les batons impossible. Apres avoir pas mal discute avec un des assistants, j’ai fini par faire comprendre a mon corps comment passer une frappe lourde sur ces !?%& de blocages…

En réalité, on est plus proche du blocage du NTJ que de celui du Shotokan, on repousse et on crée un déséquilibre plus qu’on ne bloque en statique et la puissance est générée par la décontraction des épaules. Ceux qui m’ont déjà vu travailler comprennent surement le problème, mon corps est perpétuellement en tension… Hier donc j’ai réussi a libérer cette tension et a générer cette puissance, d’abord en faisant l’exo puis en sparring. Bref ca commence à rentrer.

Autre élément amusant du cours, on travaille une technique de contrôle en venant dévier le coude du partenaire vers l’intérieur (voir photo). Le prof nous explique que pour que ca tourne, il faut avoir la main ouverte et pas le poing ferme, pour que « l’énergie circule », je crois avoir déjà entendu ca quelque part…

vendredi 31 octobre 2008

Yoseikan Budo - Hiroo Mochizuki - Janvier 2007


Après un coup de fil au responsable du stage, pas de problème les extérieurs peuvent venir, le tout étant d’avoir une licence pour des questions d’assurance, normal.

Grosse surprise en arrivant : je suis le seul non Yoseikan (et vu que du coup je suis le seul en blanc je peux pas faire semblant…), bref c’est dommage pour les gens qui ratent ça.
Le Maitre arrive, il me voit en blanc avec mes idéogrammes NTJ sur la poitrine, et il vient me saluer immédiatement en me disant que ça lui fait très plaisir que je sois là. L’homme est effectivement comme on me l’avait décrit, très abordable, et il adore raconter des histoires pendant ses cours.

Salut
Echauffement au sol, sur travail d’immobilisations, d’abord séparément, puis passage de l’une à l’autre, avec variantes en fonction de la réaction du partenaire.
On commence a etre un peu plus chauds, le Maitre nous fait travailler nos déplacements avec frappe, d’abord oï tsuki, puis gyaku, etc. Il nous arrête au bout de 2 minutes pour nour préciser qu’on fait n’importe quoi, que c’est une catastrophe, tout ça avec le sourire. Il réexplique, on recommence.
Puis on passe sur pao, travail d’uraken, il nous montre le mouvement que doit effectuer la hanche, et à quel moment elle doit effectuer son retour, pas si simple que ça en a l’air…
On repose les paos, travail d’enchainements de frappe, d’abord poings seulement, puis on ajoute les jambes, d’abord mae geri, puis mawashi, ushiro, etc.

Il est midi, on repasse en ligne pour le salut

Reprise des cours
Salut
On part sur le premier mouvement de tanto happo. On le fait d’abord en décomposé en guise d’échauffement, avec pas un nombre certain de répétitions. Ensuite on commence à appliquer par deux : c’est d’abord un dégagement sur une poussée, puis un dégagement d’un poignet pris (direct croisé, les deux poignets). La technique est faite d’abord avec les bras tendus, puis finie avec un mouvement plus court et une flexion du bras. Ensuite enchainement à partir de là, clés, projections, sutemis etc. puis même technique sur mae geri, mawashi. Là c’est très fort parcequ’il a réussi à nous montrer que c’etait tout le temps la même chose et qu’on compliquait tout seuls. On travaille ça encore quelques minutes, puis on refait l’enchainement dans le vide à droite et à gauche pour bien sentir le faire en décontraction.

Ensuite, mouvement suivant, en gros c’est mae geri, suivi d’ushiro qui permet de balancer un coup de poing avec un mouvement de balancier (je sais pas si je suis clair). Comme ça paraissait assez évident vu le mouvement, on part sur projections, o soto gari, uchi mata, haraï goshi (pour uchi et haraï des versions différentes du judo où on part sur l’autre bras avec une clé sur l’épaule).

On passe maintenant sur tambo, travail d’esquives et frappes à deux, puis un seul avec tambo attaque en pique, l’autre doit essayer d’enchainer à mains nues, de préférence par projection, et là, très très difficile, c’est super long ces batons ! pas évident du tout de combler la distance !

On repose les tambos, et on prend les gants. Un avec gants l’autre mains nues. Celui avec les gants tape, l’autre doit se défendre avec les mains et essayer d’enchainer (clé, projection). Là encore je suis perturbé. Déjà avec des gants passer une clé j’oublie. Ensuite j’ai pas le droit aux jambes et ça me gêne pour gérer ma distance. Et puis je suis pas un spécialiste du pieds poings et je le sens.

Retour au calme, avec quelques étirements où le Maitre continue à parler, puis salut


Au final un excellent stage, Mochizuki est absolument charmant et les élèves très accueillants. Ça m’a donné pas mal de pistes de travail (notamment sur la distance et sur la vision des différentes ( ?) techniques). J’aurai l’occasion de refaire 3 autres stages avec lui dans l’année, toujours avec le même plaisir.

1er stage avec Hiroo Mochizuki - Janvier 2007


J’avais depuis longtemps envie de découvrir le Yoseikan Budo et surtout de rencontrer Hiroo Mochizuki son fondateur. Tout d’abord parce que c’est une discipline que je trouve intéressante, dans laquelle tous les aspects du combat sont travailles (armes, sol, pied poings, projections, clés… voire même tir a l’arc a cheval), mais surtout parce que le lien avec le NTJ est plus que clair :
- Roland Hernaez a été l’élève de Minoru Mochizuki (le père d’Hiroo)
- Il a également été l’élève d’Hiroo Mochizuki en Aikido

Bref, à défaut d’avoir pu rencontrer le père, je ne pouvais pas rater l’occasion de travailler au moins une fois avec le fils.

De plus Hiroo Mochizuki est l’un des premiers japonais a être venu en France pour amener les arts martiaux.

Pour rappel, il est titulaire des grades suivants : 9e dan de karaté, 8e dan d'aïkido, 8e dan de jujutsu, 7e dan de iaido, 3e dan de judo. L’annonce de sa nomination au grade de 9eme dan au sein de la FFKDA se fera d’ailleurs ce jour la (ou au stage suivant ? j’ai un doute). J’ai pu voir la un homme d’une humilité exceptionnelle, presque gêné par ce grade qu’il trouvait arrive trop tôt, mais qu’il justifiait par le fait qu’il y avait « trop de 8eme dan » et qu’il avait bien fallu en mettre un dehors.

lundi 27 octobre 2008

2.5 mois d'Arnis...

Deux mois et demi maintenant que je pratique l’Arnis. Le prof m’a dit hier : « Dans les arts philippins, rien n’est laisse au hasard », ce qui pourrait passer pour une phrase complètement bateau prend tout son sens quand il démontrait ses techniques.


Déjà toutes les techniques réalisées avec armes peuvent aussi l’être sans armes, avec quelques modifs bien sur, mais l’entrée ne change pas et au final la clé non plus. Mais surtout je suis impressionne par les clés qu’ils arrivent à faire, avec ou sans armes. Les enchainements sont à la fois hyper complexes et d’une logique incroyable. On se retrouve a faire une clé de bras avec le stick en utilisant juste ses jambes, sa hanche et un bras, etc. Finalement toutes les techniques que l’on peut passer spontanément dans un combat en s’adaptant sont ici directement étudiées. Pire elles sont étudiées en prenant en compte les différentes possibilités de l’adversaire.


J’ai l’impression d’avoir un système complètement a l’inverse de ce que j’ai fait jusque la :

-la ou je travaillais mes techniques de base individuellement pour les adapter en combat (en faisant par exemple une clé avec la jambe plutôt qu’avec le bras), maintenant ce sont ces adaptations que j’apprends directement (les clés de base sont sinon travaillées sous forme d’enchainement et sont au nombre de 5 pour les bras et 5 pour les doigts)

- la ou ce que je travaillais avec armes était issu de ma pratique a mains nues, j’utilise maintenant a mains nues ce que je viens de pratiquer avec armes


Bref c’est assez déroutant...


L’autre point que me frappe est le travail sur les angles et la structure de l’adversaire. J’ai l’impression que les points que j’ai pris quelques années à comprendre sont ici présentés avant tout le reste. Cela dit ca vient peut être du fait que je cherche ce type de principes, vu que beaucoup d’élèves n’ont pas l’air de les avoir acquis.


Très heureux de cette pratique donc, en espérant qu’elle apportera autant a ma pratique du NTJ et de l’Hapkido que j’aime à le croire aujourd’hui.

dimanche 26 octobre 2008

1er cours de Hapkido - 5 nov 2005

De passage à Nantes pour le week end, je suis à la recherche d'un club pour m'entrainer à partir de janvier. Comme je le savais déjà, il n'y a pas de NTJ sur place, et après avoir testé pendant quelques mois des cours de Judo-Ju Jitsu et de Krav Maga en 2003 et 2004, je n'avais pour l'instant rien trouvé qui me fasse vraiment accrocher.

J'ai trouvé ce cours un peu par hasard, et ce que j'avais vu de la discipline en démos et vidéos m'avait pas mal plu. En revanche, je ne savais rien du style Hankido apparemment enseigné ici. Je débarque donc le samedi matin dans le foyer de jeunes travailleurs, la salle est petite, sans vestiaires, sans prétention, ça a l'air plutot sympa. Le prof me propose de venir avec eux. Je suis en jean mais pourquoi pas, autant sentir directement.

Echauffement léger (ça m'arrange) puis travail des chutes, techniques, etc. A vrai dire 3 ans plus tard je ne sais plus exactement ce que nous avons travaillé... En revanche je me souviens avoir été assez impressionné par la façon de bouger du prof, 1er dan sur le papier, je n'aurais pas été surpris si l'on m'avait dit qu'il était 2eme ou 3eme dan. C'est clair, c'est net, c'est précis.

J'ai fait l'ensemble du cours avec Jacques, ceinture bleue qui me semble avoir un excellent niveau (et pour cause j'apprendrai la semaine prochaine qu'il pratique les arts martiaux, et en particulier le Karaté, depuis 25 ans), il me montre pas mal de choses et m'explique l'entrée d'une clé par rapport à l'inspiration prise. J'adore, c'est complet, bien pensé, ça ressemble en partie au NTJ mais pas complètement: les entrées se font moins sur le déséquilibre qu'en cassant la distance, et la partie Hankido (car les deux parties Hapkido et Hankido sont enseignées) est très circulaire, ce à quoi je ne suis pas habitué. A part ça, on retrouve en gros les mêmes clés/frappes/chutes/projections/étranglements, il va juste falloir d'habituer à la forme de corps et à la stratégie de l'école.

Il y a un pot à la fin du cours (je ne sais même plus pourquoi), ce qui me permet de discuter un peu avec le prof et les élèves. J'apprends que le club est très récent et était jusque là un club police. Rendez vous est pris pour janvier.

samedi 25 octobre 2008

Jiu Jutsu Brésilien

Pas trop envie de faire la description du style, tout est déjà sur Wiki

Même si j'apprécie énormément l'Arnis, les cours sont trop peu nombreux (tous les dimanches 2h30, parfois 2h le samedi, parfois un cours en semaine), en particulier à cause du faible nombre d'élèves qui se déplacent. Et puis physiquement, vu le cagnard et le sol en béton, on peut pas trop se permettre de sauter et de courir partout. C'est clairement beaucoup plus martial que sportif.

J'ai donc trouvé un cours de JJB près du bureau pour m'entrainer en semaine. 1er cours mardi dernier: échauffement dur, surtout après une journée de taff. On enchaine: 100 abdos droits, 50 renforcements du cou en latéral, 100 croisés, 50 cou en circulaire, 40 pompes, 50 cou en droit, 30 pompes, etc. Ca fait 20 minutes qu'on est là et je suis déjà rincé.

Travail très technique ensuite, sur des dégagements dans la garde de l'adversaire. C'est précis, fluide et hyper bien pensé. On fait plusieurs répétitions à droite et à gauche, puis on passe aux combats. D'abord pour replacer ces dégagements, ensuite sans aucune contrainte. Chose amusante, pas de salut comme dans les arts japonais, on se tape dans la main et c'est parti, comme en Capoeira (on a d'ailleurs bien sur de la musique en fond).

J'ai rarement été aussi malmené, même dans les cours de Judo-Ju Jitsu. Je savais que le sol c'était pas mon truc, mais là même des mecs qui ne pratiquent que depuis un an ou deux me laminent sans problèmes. Y a pas à dire, j'ai bien fait de venir!

Fin du cours, salut, et chose amusante quand on vient d'arts japonais et coréens, on remercie tout le monde un par un en se tapant chaleureusement dans la main.

Bref un cours génial, éreintant, technique, et où en plus je me suis fait malmené. Je reviendrai pour les cours classiques et "No-Gi"

Petit retour sur l'Arnis

Les arts philippins ont la spécificité de travailler beaucoup sur les armes, et notamment couteaux et baton.
En l'occurrence, les techniques pratiquées dans mon école sont:
- double stick
- single stick
- palm stick (Dulo dulo)
- couteau (3 positions de lame)
- Hantikan Dumog (grappling avec baton, couteau ou mains nues)
- Silat

A cela s'ajoutent quelques autres armes plus tard: Balising, Tapado, Kerambit notamment.
Enfin bref, y a du boulot, même si les techniques faites avec les armes sont adaptées à mains nues.

L'enseignement se fait par différents drills pour acquérir les réflexes de base, puis par travail des différentes techniques.

J'ai pu noter quelques principes intéressants. Ca avait beau être évident, ça me faisait pas de mal de l'entendre:
- bloquer toujours avec l'arme et non avec la main libre
- les contrôles avec le bras se font avec un appui léger, comme les blocages à mains nues, pour sentir la présence de l'autre et pouvoir passer d'une direction à l'autre rapidement
- ne pas regarder l'arme: les yeux vont moins vite que le toucher, le contact doit suffire
- une garde serrée pour laisser moins d'ouvertures, avec ou sans armes.
- ne jamais s'emmêler au sol pour pouvoir gérer plusieurs adversaires

Arnis - Hong Kong


J'ai débuté l'Arnis un peu par hasard il y a 3 mois maintenant. J'avais déjà eu la chance de croiser les arts philippins lors de stages (mais j'y reviendrai plus tard), et j'avoue apprécier particulièrement le réalisme des techniques et la forme de corps, ronde, souple, tonique, avec un travail très intéressant sur la structure du corps de l'adversaire.

1er cours donc. Apres un bref echange d'emails avec le prof, je débarque au parc de Quarry Bay. Le fondateur du style, un petit philippin est là, seul, à attendre ses élèves. On discute un peu, ses élèves arrivent, le cours commence et il m'invite à se joindre à eux pour un cours de Single Stick.
Le cours est très intéressant, un échauffement qui se limite à quelques rotations de baton, pas mal de drills (répétitions avec partenaire), puis travail des 8 frappes de base du style. Regulierement il passe avec son baton et nous attaque les uns apres les autres pour nous apprendre à bloquer vite et efficacement. Bien sur, je suis à la masse, et j'ai déjà la moitié de la main arrachée à force de tenir le baton... On passe à des techniques de controle avec le baton, pas mal évolué déjà, il me manque encore surement une certaine fluidité pour que ça passe bien.

Ensuite on passe à mains nues et là, l'air de rien c'est plus simple. Enfin en théorie c'est exactement la même chose, sauf que quand on est pas habitué un baton de 25 cm, c'est pas toujours pratique! Travail de défense par percussion d'abord, par clés ensuite. Les techniques sont comme au baton extremement fluides et logiques.

On passe enfin à la dernière partie: le sol. Rien à voir avec du JJB, là il s'agit uniquement d'amener un partenaire au sol en étant soi même debout et de le controler tout en ayant la possibilité de s'échapper à tout moment (pas de noeuds avec les jambes donc). Comme la photo peut en témoigner c'est sympa mais ça fait mal...

Voilà ça fait 2h30, il fait 35° avec plus de 80% d'humidité, on va s'arrêter là pour aujourd'hui..

En guise d'introduction...

J'ai longtemps hésité à ouvrir un blog, trouvant assez peu d'intérêt à raconter ma vie sur Internet. Je n'ai pas réellement changé d'avis, mais plusieurs personnes m'ont demandé des CR de mes rencontres et de mes impressions (passées ou à venir). Je ne garantis pas l'utilité de ma démarche mais ça aura au moins l'avantage de me remémorer de bons souvenirs.

Avant tout, une petite presentation, meme si vous n'êtes sûrement pas arrivé là par hasard. Je pratique le Nihon Tai Jitsu depuis maintenant quelques années. Suite à pas mal de déménagements, j'ai testé de nombreuses choses, en stages ou en club aux quatres coins de la France, parfois un peu plus loin, aujourd'hui à Hong Kong. J'ai ainsi découvert le Hapkido (style Hankido) que je pratique depuis.

Etant incapable de le faire dans l'ordre chronologique, je vais commencer par mes deux pratiques actuelles: l'Arnis et le Jiu Jutsu Brésilien. Je complèterai au fur et à mesure dans un ordre absolument incohérent